Écrit par Mahdy Ibn Salah - Catégorie : Anecdote - - Affichages : 1568

Un jour, une personne m’a rendu un service sans exiger, au départ, en contrepartie une indemnité. Cet individu refusait même de définir un salaire durant sa bonne action. Une fois celle-ci terminée, le voilà qui fixe lui-même la valeur de son service, de sorte que je fusse en quelque sorte contraint d’accepter. Un litige découla de cette affaire, qui à la base était sensé être plus un service pour « rendre service » que pour s’enrichir, car je ne pouvais effectivement pas tolérer d’être contraint d’accepter l’évaluation d’un travail que l’on me contraint contre toute attente de payer sans que je ne participe de cette dernière... J’ai médité cette anecdote et je suis arrivé à la conclusion suivante :

Il ne faut pas se faire avoir par ces prétendues victimes d’injustice qui se disent « rendre service », et qui une fois celui-ci achevé, exige en « contraignant » une récompense et une indemnité ! C’est même une arnaque satanique que de payer ces gens à la hauteur de leur exigence car dans ce genre d’affaire, s’il y a bien un responsable et un fautif, c’est celui qui rend service et non celui qui le reçoit !

En effet, il est obligatoire d’établir un contrat avant tout échange de services quand l’intention est intéressée c’est-à-dire que l’objectif du service vise le gain. En l’absence de ce contrat, et quand l’intention de départ est le service désintéressé alors celui qui rend service n’a pas le droit d’exiger une indemnité malgré le labeur de son effort ou la perte de ses biens car il est effectivement satanique que de revenir sur une bonne intention ou sur un don selon cette tradition : « Il n'est pas autorisé à un homme de donner quelque chose à un autre homme ou de lui faire un cadeau puis de revenir dessus sauf le père dans ce qu'il a donné à son enfant. Et l'exemple de celui qui revient sur son don ou son cadeau est comme le chien qui mange puis une fois rassasié il vomit et ensuite il mange son vomi.» [1]

Dans le cas où les deux parties se sont entendues pour que l’échange soit intéressé, c’est-à-dire que le service soit rémunéré alors la responsabilité doit être partagée, et il ne convient pas que le parti ayant rendu le service soit en position de force, du fait qu’il est le seul à avoir produit quelque chose car c’est un droit : « que de refuser une prestation après élaboration d’un devis » et personne par déduction n’a le droit de vous imposer l’acceptation d’un service. Or, celui qui rend service et exige, après l’achèvement de celui-ci, quelque chose est plus un injuste qu’une victime car c’est à partir de l’injustice qu’est la privation du droit au refus d’une prestation, qu’il a batti sa victimisation !

En conclusion, dans le cas de l’incompréhension mutuelle entre deux parties où aucun contrat ne fut défini au préalable, l’un exigeant une participation et l’autre comprenait le service rendu comme étant « gratuit ». Et bien, si les intentions n’ont pas été formulées au départ alors il appartient de trouver un terrain d’entente, afin de ne pas casser les liens, tout en plaçant ceux qui ont reçu le service en position de force car le droit de refuser une prestation passe avant celui d’exiger une récompense après un travail dont la valeur ne fut pas définie dès le départ !

Beaucoup, seront concernés par les enseignements de cette anecdote, par laquelle nous pouvons extraire des techniques de profilage car il faut effectivement « se méfier » de ceux qui ne veulent pas définir la valeur de leur travail pendant qu’ils travaillent !

Mahdy Ibn Salah

[1] Authentifié par Albani

Participant à cette conversation

  • Suite 3 " L'anecdote de l'échafaudage" : J'ouvrai la fenetre pour le caresser , mais interdiction de le faire entrer.Il s'en alla au bout de quelques minutes et je ne le revis plus pendant plusieurs jours.Entre temps les travaux ont avancé , les echafaudages pratiquement retirés et un matin en l'appelant à nouveau , il répondit à l'appel mais cette fois ci accompagné de petits chatons qui le suivaient.Moralité de l'histoire : Il a suffit de quelques bouchées données à un simple chat de gouttière , pour qu'il se dise que celui qui lui donnait sa subsistance etait aussi celui qui pouvait lui assurer la sécurité.Les obstacles ne l'empecherent pas de rester fidèle et reconnaissant .Alors que dire de nous pauvres créatures, à qui ALLAH a tant donné, tellement de bienfaits, Il répond à nos invocations, Il nous offre Sa protection et malgré cela nous desespérons au moindre obstacle, nous déprimons à la moindre peine et nous oublions le chemin qui nous mènent à Lui. (Désolée pour la longueur)

    il y a environ 2 ans
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  • Suite 2 " L'anecdote de l'échafaudage" : Je craignais la réaction de ma mère, qui dormait encore, tandis que la chat se faufilait en vitesse en se dirigeant droit dans ma chambre , grimpant sur le lit ,sautant sur la commode , griffant partout comme s'il cherchait quelque chose.Ma mère se réveilla et fut encore plus surprise que moi en apercevant cet énorme chat.Mais elle , ayant eu des chats dans sa jeunesse, vit immédiatement qu'il s'agissait en réalité d'une femelle et qu'elle cherchait un endroit pour mettre bas dans ma chambre.Et là je compris pourquoi je l'avais trouvé aussi gros.Ma mère ne fut pas d'accord et elle m'ordonna de faire descendre ce chat et de ne plus ouvrir le balcon,jusqu'à nouvel ordre.Je m'exécutais, dépitée.Je le deposai à peine dans les buissons, je remontais, j'allais dans ma chambre, plus malheureuse que jamais, que j'entendais au bout de qques minutes, des miaulements qui provenaient de la fenetre de ma chambre.Le chat etait là assis sur l'echafaudage.

    il y a environ 2 ans
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  • Suite 1 , " L'anecdote de l'échafaudage" : Et là , quelle ne fut pas ma surprise, lorsque je tirais les rideaux et que je le vis là, assis dans mon balcon, qui attendait.Je n'en cru pas mes yeux, je crus rever, comment avait-il pu arriver là? comment avait-il su excatement à quel balcon s'arreter? je compris très vite qu'il avait bien sur utilisé les echafaudages pour grimper en usant de son agilité, et surtout, qu'il avait mémorisé l'emplacement exact du balcon d'où la nourriture lui provenait.Je fus excitée et si heureuse de le retrouver enfin, mais je n'oubliais pas que c'etait un chat sauvage et que jusqu'à présent je ne l'avais encore jamais approché.J'ouvre le balcon et il s'approche , apeuré, je le trouvais plus gros que d'habitude, je le croyais malade, il pouvait à peine marcher; je decidais , comme à mon habitude, de lui donner à manger mais aussi à boire cette fois-ci : je déposais à peine la nourriture devant lui,il mangea un peu et il décida d'entrer dans la maison.

    il y a environ 2 ans
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  • Une anecdote que j'aimerai raconter et que j'intitulerai " L'anecdote de l'échafaudage" : Alors que j'étais au lycée j'avais pour habitude de donner à manger à un chat , en lui lançant de la nourriture depuis mon balcon , au 2ème étage.Celui ci avait élu domicile dans les buissons et il suffisait que je l'appelle en faisant un bruit pour qu'il accourt et qu'il mange tout ce que je lui avais préparé.Il s'etait habitué à ce rituel et etait tjr fidele au rendez-vous .Et puis un jour des travaux commencent ,au printemps, visant la facade exterieure de l'immeuble; Des enormes echaudages nous entouraient, des bruit assourdissants la journée.Je ne me souciais que d'une chose , donner à manger au chat.Mais un jour que je l'appelais il ne se présenta pas , et je compris que tout cette agitation l'avait fait fuir et malgré mes efforts il ne donna plus signe de vie.Deux ou trois semaines après , un matin , avant que les ouvriers n'arrivent je decidais d'aller voir s'il n'etait pas revenu.

    il y a environ 2 ans
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