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  • Le repentir d'Al Fudayl Ibn 'Iyâd

    Un homme escalade un mur pour rejoindre son amante. C'est un homme à la triste réputation, un voleur, un bandit, aux péchés innombrables. Il grimpe le long de ce mur dans le but de commettre d'autres péchés, sans savoir qu'il est à un tournant de sa vie. Effectivement une voix s'élève alors, récitant :

    " Le moment n'est-il pas venu pour ceux qui ont cru, que leurs coeurs s'humilient à l'évocation d'Allâh et devant ce qui est descendu de la vérité (le Coran) ? " Sourate Al-Hadîd, verset 16

    Si certains doutent parfois que d'une terre ingrate peuvent pousser de très belles fleurs, ils changeront d'avis en lisant ce récit. Le récit d'un homme considéré comme l'un des plus grands criminels de sa région, qui, foudroyé par un verset comme on l'est par une flèche; se repentit et fut élevé par Allâh au rang d'ascète. Cet homme n'est autre qu'Al-Fudayl Ibn 'Iyâd de la tribu des Banu Tamîm.

    [...]

    Al-Fudayl Ibn 'Iyâd était un bandit de grand chemin , courageux et bien bâti, qui opérait avec sa bande entre les villes d'Abîward et Sarakhs. De nuit, armé d'une hache et d'un couteau, il barrait la route aux caravanes qu'il dépouillait. Les gens se faisaient entre eux ces recommandations :

    " Faites attention à Al-Fudayl ! Prenez garde d'Al-Fudayl !"

    La mère disait à son enfant afin de l'effrayer et l'inciter à ne pas chahuter et dormir :

    "Tais-toi si tu ne veux pas que je te donne à Al-Fudayl !"

    Il manifesta son repentir un jour qu'il rendait visite à une femme dont il était épris. Alors qu'il escaladait le mur de la maison de sa maîtresse, il entendit une personne réciter le verset suivant :

    " Le moment n'est-il pas venu pour ceux qui ont cru, que leurs coeurs s'humilient à l'évocation d'Allâh et devant ce qui est descendu de la vérité (le Coran) ? Et de ne point être pareils à ceux qui ont reçu le Livre avant eux. Ceux-ci trouvèrent le temps assez long et leurs coeurs s'endurcirent et beaucoup d'entre eux sont pervers." Sourate Al-Hadîd

    A peine eut-il entendu ce verset qu'il dit :

    " Ô que si Seigneur ! Le moment est venu."

    Il fit alors demi-tour et s'en alla. La nuit tomba alors qu'il se trouvait à proximité de la ville de Kharibah où il croisa des voyageurs. Il les entendit dire : "Levons le camp ! "

    Mais l'un d'eux fit la remarque suivante : "Attendons que le matin se lève car Al-Fudayl rôde dans les parages et pourrait bien nous attaquer."

    Al-Fudayl se dit alors : " Je me suis mis à songer à ma situation, moi qui m'employait la nuit à commettre des péchés et qui inspirais de la peur aux musulmans.Je me disais qu'Allâh ne m'avait fait venir près d'eux que pour me dissuader et m'obliger à me repentir. Ô Allâh! Certes je me repens auprès de Toi ! Mon repentir consistera dès lors à m'installer à proximité de la Maison Sacrée. "

    C'est peu dire, qu'après ce repentir sincère, qu'Al-Fudayl changea, même si l'amour d'Allâh et de Son Prophète, 'alayhî salatou wa salam, avait peut-être toujours été présent dans sa vie passée, lui qui, même en pratiquant le brigandage, ne manquait jamais le sermon du Vendredi à la mosquée. Vivant désormais à la Mecque, personne n'aurait pu imaginer que cet ascète, cet homme pieux était un ancien bandit de grand chemin.

    Source : Siyâr A'lam An-Nubâlâ'
  • Le danger d’être un menteur professionnel

    La plus grande chose qui effraie les sages, c’est de tomber dans le vice du mensonge. Dans ce contexte, Allah a demandé aux croyants de toujours se repentir de toute mauvaise action, de demander le pardon et d’essayer de réparer les préjudices causés par ses méfaits.

    Allah a dit : « et pour ceux qui, s’ils ont commis quelque turpitude ou causé quelque préjudice à leurs propres âmes (en désobéissant à Allah), se souviennent d’Allah et demandent pardon pour leurs péchés - et qui pardonne les péchés sinon Allah ? - et qui ne persistent pas sciemment dans le mal qu’ils ont fait. » Al-Imran (135)

    Le croyant n’essayera jamais de trouver des excuses mensongères ou des mensonges flagrants pour fuir sa responsabilité. Ceux qui le font sont des hypocrites et des criminels de tous bords ; et pour ceux qui mettent leur méfait sur le dos de leur adversaires, Allah a dit :
    « Et quand on leur dit : « Ne semez pas la corruption sur la terre », ils disent : « Au contraire nous ne sommes que des réformateurs ! » La vache (11)

    A force de mentir, l’être humain devient une machine de propagande professionnelle mensongère. En devenant ainsi, on rentre dans autre dimension dans laquelle tous les repères sont perdus. Le menteur professionnel deviendra une personne qui ne prêtera attention ni à Allah ni au Jour de la résurrection ni à toute forme de relation entre les êtres humains. Allah a dit :
    « Seuls forgent le mensonge ceux qui ne croient pas aux versets d’Allah; et tels sont les menteurs. » Les abeilles (105)

    Et le prophète a été clair dans ce domaine, suite la question suivante : « Le croyant peut-il être un menteur ? », il répondit par la négative.

    Le mensonge, la dissimulation de la vérité, la colportassions des fausses rumeurs, n’ont jamais été l’œuvre des personnes sages, ni des personne qui ont des traits de noblesse ; parce qu’ils estiment que le mensonge abaisse leur niveau et fait d’eux la risée des gens.
    Dans ce contexte Abou-Sofiane, le chef de la Mecque, a refusé de mentir sur le prophète devant le chef de Byzance, par peur que cela ne le désigne comme menteur toute sa vie.

    Ceux qui ont choisi de mentir dans le domaine religieux, scientifique, historique, doivent bien savoir que le mensonge n’a jamais fait quelque chose de bon dans l’histoire de l’humanité. Allah a dit :
    « Il y a dans leurs cœurs une maladie (de doute et d’hypocrisie), et Allah laisse croître leur maladie. Ils auront un châtiment douloureux, à cause de ce qu’ils mentaient. » La vache (10)

    Hocine Benabderahmane