Écrit par Mahdy Ibn Salah - Catégorie : Poésie - - Affichages : 901


Nombreux sont ceux qui s’interrogent curieusement
Sur la provenance du savoir qui habite mon cœur
En pensant que la qualité et l’authenticité d’un enseignement
Dépendent de la renommée et de l’existence de ses professeurs

Mais ont-ils médité sur les soldats du Créateur
Celui a qui appartient les armées des cieux et de la terre
En effet, le vent, les moustiques, le froid, le brouillard ou les hauteurs
Sont de redoutables et déterminants combattants lors d’une guerre

Aussi, j’ai puisé les connaissances qui animent mes différentes disciplines
Là, où d’ordinaire les étudiants n’apprennent pas
Dans une école où les professeurs sont de simples signes
Qui discourent avec une langue que la plupart ne connaissent pas

C’est parce qu’en toute chose : il y a une aya qui indique qu’il est Unique
Que je peux apprendre d’une montagne, d’un désert ou d’un bois
Comme Loqman qui a puisé sa sagesse d’ignorants impudiques
En ne réitérant pas leurs forfaits et surtout leurs faux pas

Ne t’arrête donc pas mon frère ou ma sœur dans la foi
Au statut d’un professeur ou à la forme d’une connaissance
Car l’on sera jugé avant tout sur le fond, qui se ruine de surcroit
Par l’acquisition d’un savoir qui ne fait qu’augmenter notre ignorance

Mahdy Ibn Salah
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