Écrit par Mahdy Ibn Salah - Catégorie : Poésie - - Affichages : 822


La confiance est un pont qui relie les cœurs
Sans cette dernière l’amour ne pourrait se transporter
Malheureux celui aime tout en ayant peur
D’une probable trahison qui l’angoisse et le menace de l’engouffrer

La confiance et la sincérité sont d’indissociables valeurs
Elles représentent, en réalité, les deux faces d’une même entité
A l’imitation des deux ailes d’un oiseau comme le pigeon voyageur
Qui ne peut, sans ces dernières, véhiculer de cœur à cœur : le sentiment d’aimer

Aussi, méfie-toi d’un amour qui n’est pas associé à une confiance de profondeur
Car sans la confiance, l’amour ne serait qu’un illusoire bonheur passager
Sans la sincérité, en effet, les beaux sentiments ne sont que des mirages, donc trompeurs
Car la vérité d’une chose est évidemment relative à sa capacité de durer
                                                                           
A partir de là, nous pouvons dire qu’il existe pour le cœur des manipulateurs
Autant qu’il existe pour le corps des doubles facettes à la narcissique perversité
S’arrêter uniquement sur la forme d’un sentiment peut nous mener au malheur
Celui de constater, qu’à la moindre difficulté, il peut s’inverser, en produisant son opposé

Aussi, avant de construire l’édifice du bonheur par la recherche de l’âme sœur
Attarde-toi, mon frère ou ma sœur, sur la qualité de la relationnelle sincérité
Car les « je t’aime » émotionnels se fanent aussi vite que des fleurs
Et comme un songe qui s’efface au réveil, la joie s’évapore pour laisser la déception régner sur les ruines d’un cœur brisé

Sache qu’à défaut de vous pousser à produire de l’hypocrisie de bonheur
Satan aspire, par la suite, à briser la confiance mutuelle de sorte de s’immiscer
Car celui qui doute vis-à-vis d’un proche ouvre la porte du corrupteur
Mandaté de consumer la confiance moyennant la mauvaise opinion qu’il compte, dans la conscience, installer

A partir de là, nous pouvons comprendre qu’il existe pour les liaisons des agitateurs
A la solde du démon et dont l’unique motivation consiste à séparer
Moyennant la méfiance que leur langue porte vers de vulnérables cœurs
De sorte de briser les lumineuses unités qui les brûlent en raison de leur duplicité

Ô combien je t’aime, toi qui par la confiance défend spontanément l’honneur
Jusqu’à avertir tes bien-aimés du danger de l’animosité cachée
A la différence de ces réceptacles démoniaques qui se réjouissent du malheur
Et qui ne supportent pas de voir des croyants s’aimer dans l’unité et la félicité

Abou Bakr nous a tous devancé par quelque chose qui fut imprimée dans son cœur
Et surement pas par ses nombreuses prières, et encore moins ses jeunes répétés
Il a cru au prophète pendant que la majorité le traitait de menteur
Et ça ! Il ne l'a jamais oublié tout comme Khadidja fut irremplaçable malgré son décès !

Si le nombre des calomniateurs écrase la rareté des fidèles accompagnateurs
Alors l’amplitude peut témoigner de l’authenticité d’un amour ou d'une loyauté
Car une confiance ne peut être, effectivement, que de profondeur
Si elle reste intacte, malgré que tout dans la forme peut nous inviter à douter !

O toi qui, par l’essence de ton nom, apporte la JOIE aux cœurs qui meurent !
Par la confiance que tu octroies : tu permets à l’amour véritable d’exister
Et même si les gens comme toi, sont bien rares à cette heure
Tu ravives par ton comportement : notre espérance et notre foi en l’humanité !

Mahdy Ibn Salah
  
 
   
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