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Écrit par Mahdy Ibn Salah  •  Catégorie : Actualité  •   •  Affichages : 287

Encore une fois, l’islam est pris comme un bouc émissaire…

Il fallait s’y attendre, c’est dans l’air du temps, car le gouvernement Macron fête les 150 ans de la république, enfin de la 3ième république car la république a vu le jour exactement suite à la révolution de 1792 !

Ainsi, Macron, comme à son habitude, exploite la république à des fins politiques car ce n’est pas l’anniversaire de la république qu’il fête, comme on peut exploiter la laïcité d’ailleurs, mais, disons-le, la république ne lui appartient pas !

La république, c’est quoi ?

La république est un modèle de gouvernance qui a vu le jour suite à la révolution qui a causé la fin de la monarchie. Ainsi, sa définition s’est constitué par opposition au modèle antérieur, à savoir qu’elle vise le bien commun à travers un dirigeant élu, chargé d’instaurer un état d’équité !

Or, force est de constater que Macron est tout sauf un républicain dans la mesure ou le macronisme est un « séparatisme » en soi ! Ainsi, en accusant les « musulmans de séparatisme », car même s’il prend la précaution de souligner l’importance de ne pas stigmatiser, les implications de son discours mèneront indubitablement vers cette même stigmatisation, il ressemble donc à ce PN qui veut inverser les rôles en faisant de sa victime : le bourreau de la situation !

En effet, le macronisme repose sur un système oligarchique c’est-à-dire un espace public dominé par des individus dont la richesse dépend de l’Etat ! C’est, en d’autres termes, un régime hypocrite corrompu qui exploite le peuple pour servir les intérêts des riches, sous couverts de beaux discours et de belles valeurs comme les valeurs républicaines !

Citons à ce sujet Juan Branco : « Rappelons les modalités de constitution de la fortune de M Arnault, devenu le plus riche d’entre nous, c’est bien grâce à une scandaleuse opération effectuée aux dépens de l’Etat, le rachat des entreprises de tissage Boussac que la fortune de M. Arnault s’est constituée. Le rachat ou plutôt cette déprédation a été effectué par la grâce d’une faveur politique octroyée lors des années 80 par un certain Laurent Fabius. Près de 100 millions d’euros seront avancés par l’Etat à condition que M Arnault en mobilise la moitié, ce qu’il ne fera même pas, pour qu’il s’offre un portefeuille de marques qui comptait entre autres les très rentables parfums Dior, et Le Bon Marché. Des entreprises parapubliques et le tristement fameux crédit lyonnais vont être mobilisés sous la houlette d’Antoine Bernheim pour permettre à M Arnault de construire en quelques années, à partir des réseaux que lui offrit l’Etat via ses études et l’entregent que la fortune familiale autorisait, un empire. Via des emprunts publics, l’effacement de dettes, des prêts d’Etat et une série interminable d’interventions aux frais du contribuable, il va devenir milliardaire, se débarrasser des branches les moins rentables du groupe et licencier par pelletées, avant de commencer à racheter des médias, chercher à obtenir la nationalité belge pour des raisons fiscales et face à l’échec de la manœuvre, se lier d’amitié avec des présidents de la république, décidés à alléger son fardeau. C’est ainsi que toute honte bue Emmanuel Macron n’hésitera pas, une fois élu, à affirmer face à Bourdin et Plenel que les tentatives de fraude fiscales de ses congénères n’étaient qu’optimisation, à supprimer l’exit tax créée pour freiner l’exil fiscal et à glisser, avec un sourire plein de sous-entendus devant la communauté d’expatriés de Bruxelles, qu’il y avait de « bonnes raisons » à s’exiler en Belgique. » (Crépuscule, p. 168) « Le lien entre la petite et la grande corruption, entre petite et grande politique, entre un CICE crée par Macron encore secrétaire général adjoint de l’Elysée, dispositif ayant coûté à l’Etat plusieurs dizaines de milliards d’euros et dont le premier bénéficiaire serait le groupe carrefour, on le retrouve encore là et le soutien exubérant que les grandes entreprises lui octroieront en retour commence à se tisser. Et nous n’évoquerons même pas l’impôt sur la fortune, ni la fraude fiscale qui coûte près de 100 milliards d’euros chaque année au contribuable et aux usagers des services publics, à tous ceux qui dans la 6ième puissance mondiale ont du mal à se chauffer… » (Crépuscule, p170)

Disons-le : c’est la fin pour Macron : le peuple français se réveille quant à la supercherie de la manœuvre ! La question du séparatisme islamiste n’est que de la poudre aux yeux…

Si l’on devait résumer les valeurs républicaines à la liberté, à l’égalité et à la fraternité alors il faut savoir que le macronisme est anti-républicain à l’endroit des musulmans, dans la mesure où :
  • La liberté est bafouée (à l’exemple de la liberté à l’instruction)
  • Il n’y a pas d’égalité de traitement à l’endroit du droit où ce qui est permis pour les uns (droit au blasphème par exemple) est interdit pour les autres (rire des juifs, entre autre)
  • Il n’y a pas de fraternité en raison de la promotion du discours islamophobe (exemple Zemmour)
En somme, Macron ressemble à ce PN qui veut absolument voir en l’autre ce qu’il est lui-même ! Il nous appartient, pour le coup, le devoir de devenir face à lui circonstanciellement plus républicains que les républicains, à savoir, en luttant pour la liberté de conscience et d’instruction, pour l’égalité des chances à la réussite ou à l’accession à de hautes fonctions, et enfin pour la fraternité moyennant la promotion du dialogue et la construction de ponts !

C’est tout ce qu’ils ne veulent pas pour nous ! Ils adoptent une politique qui nous communautarise et ensuite, ils nous reprochent notre communautarisme comme pourrait le faire un Borderline qui nous pousserait à bout pour ensuite nous reprocher d’avoir craqué ! En réalité, ils ne souhaitent qu’une chose : que l’on quitte l’islam authentique ! Mais nous allons résister…

Wa Billahi ta3ala toufiq
Mahdy Ibn Salah
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