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	<title>Hizb Tahrir Archives - Mahdy Ibn Salah</title>
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	<description>La voie de la Souffrance</description>
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	<title>Hizb Tahrir Archives - Mahdy Ibn Salah</title>
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	<item>
		<title>Réponse au frère Sayyed Chinqiti  A propos de mon article sur le « Hizb at tahrir »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mahdy Ibn Salah]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Aug 2011 12:23:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Hizb Tahrir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; L’on apprend souvent de l’échange constructif, puisque par ce dernier, l’on découvre des idées nouvelles grâce justement à l’association de concepts anciens, qu’engendre le débat. Discuter est une donc une voie pour apprendre et ce même avec des ignorants&#160;! C’est pourquoi, il ne faut donc pas avoir peur de la réfutation, comme il ne [...]</p>
<p>The post <a href="https://mahdyibnsalah.fr/courants-contemporains/hizb-tahrir/reponse-au-frere-sayyed-chinqiti-a-propos-de-mon-article-sur-le-l-hizb-at-tahrir-r/">Réponse au frère Sayyed Chinqiti  A propos de mon article sur le « Hizb at tahrir »</a> appeared first on <a href="https://mahdyibnsalah.fr">Mahdy Ibn Salah</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">L’on apprend souvent de l’échange constructif, puisque par ce dernier, l’on découvre des idées nouvelles grâce justement à l’association de concepts anciens, qu’engendre le débat. Discuter est une donc une voie pour apprendre et ce même avec des ignorants&nbsp;! C’est pourquoi, il ne faut donc pas avoir peur de la réfutation, comme il ne faut pas avoir peur de la critique et du noble rabaissement consécutif de notre ignorance puisque, ne l’oublions pas, dire «&nbsp;<em>je ne sais pas</em> » est un savoir en soi&nbsp;! Ainsi, je prends votre réponse à mon article, comme un bienfait par lequel notre science se développe puisqu’elle engendre l’approfondissement nécessaire à la dissipation des doutes et des confusions dans la conscience des lecteurs. Rien à voir avec la critique pseudo-salafiste qui dénigre, quant à elle, pour écraser le visé quand nous devrions, en réalité, critiquer pour parfaire le concerné&nbsp;!</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Il est vrai que je ne me suis pas basé sur des livres de premières mains pour écrire ce que j’ai écris, à propos du Hizb at Tahrir, car je voulais ma critique plutôt globale. Je reconnais, par déduction, m’être partiellement trompé, bien qu’il soit important ici de nuancer les dires plus ou moins faux de mon article puisque selon un certain angle ils peuvent, en effet, s’avérer vrais&nbsp;! Ainsi, je conçois que l’erreur peut se trouver dans mes propos suivants&nbsp;:</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le Hizb at Tahrir n’a pas été fondé à la base pour la libération de la Palestine</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Aspire à réformer par le Haut la société sans passer par une éducation du bas</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le Hizb at Tahrir s’oppose à toute œuvre instantanément bénéfique pour la <em>Oumma </em>en raison de sa focalisation sur la restauration du califat</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le Hizb at Tahrir s’oppose à toute introduction étrangère dans l’administration du califat</p>
<p style="text-align: justify;">&#8211;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le Hizb at Tahrir développe une certaine forme de sectarisme en raison de sa focalisation</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne vais pas m’attarder sur ces différents points, qui comme je l’ai dit en haut, selon l’angle de leur observation peuvent varier entre le vrai et le faux car, par exemple, d’un certain côté le Cheikh Nabhani n’a peut être pas fondé son mouvement uniquement pour libérer la Palestine, mais il n’en demeure pas moins que la colonisation injuste des israéliens a déclenché naturellement en lui le désir et la volonté qui est à l’origine de ce mouvement chargé de répondre justement au problème de la perte de l’identité musulmane consécutif de la disparition de leur état, et par conséquent à l’incapacité des musulmans de défendre et de récupérer leur terre perdue…</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Cela dit, je reste sur les positions du fond de mon article en ajoutant que la conciliation entre nous n’est possible que par une élucidation des quatre questions suivantes&nbsp;:</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>Faut-il prendre le terme <em>Khalif</em>, selon le sens linguistique ou le sens idéologique&nbsp;?</li>
<li>Le Khalifat est-il un moyen ou une fin&nbsp;?</li>
<li>La focalisation sur le Khalifat est-elle une valeur ajoutée, ou s’opère-t-elle au détriment d’un aspect de la religion&nbsp;?</li>
<li>Le sectarisme des membres du Hizb at Tahrir renforce-t-il la cohésion du groupe sans excommunier les non membres, ou divise-t-il la communauté&nbsp;?</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Vous soutenez que le Mahdi sera un calife parmi d’autres califes sur la base de traditions prophétiques pour démontrer que le califat peut précéder la venue de l’Imam. Or, tout dépend du sens que le prophète voulait donner au terme <em>khalif</em> ! Visait-il le «&nbsp;<em>gouverneur d’une contrée</em> <em>donnée</em>» ou «&nbsp;<em>le commandeur de tous les croyants</em> »&nbsp;? Je ne pense pas, pour ma part, probable l’unité parfaite de toute la <em>oumma,</em> avant la victoire finale de l’imam<a href="#_ftn1">[1]</a>, contre les meneurs injustes de la terre, tout comme la libération du Qouds par Salahdine al Ayoubi n’a pas été réalisé par toute la communauté de l’époque mais par seulement une minorité, résidant dans les régions qui avoisinent la ville de Damas. Ainsi, mon raisonnement avait pour but de montrer que si le mouvement Hizb at Tahrir repose sur la restauration du califat selon le sens idéologique<a href="#_ftn2">[2]</a> pour l’obtention de la victoire, alors il est un non sens car cette restauration n’aura probablement jamais lieu avant la victoire. Et si elle a lieu, elle est déjà une victoire en soi&nbsp;! Et l’on voit mal pourquoi l’imam viendrait pour réaliser une mission déjà accomplit…</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">C’est pourquoi je pense que la réponse à la seconde question est fondamentale&nbsp;pour ce qui concerne notre sujet ; «&nbsp;<em>le khalifat est-il une fin ou un moyen</em> <em>en soi?</em> » Puisqu’à partir de la réponse, nous pouvons départager entre les égarés et les gens de la vérité&nbsp;! En effet, l’une des voies du sectarisme vil consiste justement à focaliser sur un aspect accessoire de la religion au détriment d’un essentiel&nbsp;! Or, nous nous rejoignons dans le fait que la restauration du califat est un essentiel de la foi musulmane&nbsp;! Mais devons-nous, cependant, le prendre comme un moyen pour atteindre une fin, ou plutôt comme la fin de notre effort à réaliser les moyens de son obtention&nbsp;? Je pense pour ma part que le califat est une fin et que nous devons travailler à sa restauration authentique pour qu’enfin l’islam puisse culminer et que la volonté divine puisse dominer la planète&nbsp;au sein de cet espace de paix régit, par la Loi divine et administré indirectement par l’Un! Je pense donc, par déduction, que la prise du califat comme un moyen est une erreur puisque l’on peut se passer de ce concept en promouvant par exemple le sens linguistique du terme c’est-à-dire la restauration non pas du califat authentique mais d’un simple état musulman limité. Et les textes scripturaires vont de ce sens&nbsp;! En somme, il est important de ne pas confondre entre les différents sens que regorge le terme «&nbsp;<em>Khalifat</em> »&nbsp;si l’on tient à faire une juste part des choses entre les partisans et les non adhérents du Hizb at Tahrir.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">A partir de là, nous pouvons mettre en évidence que la focalisation sur le Khalifat peut s’avérer être une erreur quand nous privilégions un sens particulier au détriment du sens approprié puisque cela va générer naturellement le non sens, consécutif de l’œuvre en vue d’une fin utopique&nbsp;! Et c’est ce que je crains pour le Hizb at Tahrir… Je peux toutefois me tromper.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">En somme, nous devons tous travailler effectivement à la victoire de l’islam et au retour califale nécessaire à cette victoire. Mais, je pense qu’il n’existe pas qu’un seul chemin&nbsp;! Et que les musulmans ne doivent se réunir que sur la Parole d’Allah et de son prophète selon une compréhension juste. Cela dit, je sais que cette unification totale est très peu probable et je soutiens par déduction que le regroupement local ou par un mouvement international est parfois nécessaire et louable surtout s’il permet la préservation de l’identité musulmane de ses adhérents. Je ne suis donc pas contre une certaine forme de sectarisme<a href="#_ftn3">[3]</a> nécessaire au développement d’un mouvement musulman tolérable puisque conforme globalement à l’islam des sources. Je condamne toutefois tous les groupes qui se disent posséder en toute exclusivité la vérité, au point de considérer les non adhérents de leur mouvement comme des égarés&nbsp;!</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Je pense que les sincères ne peuvent que se rejoindre, et qu’ils se rejoindront autour de l’imam avant l’heure, sans considération de leur groupe, de leur langue, ou de leur couleur… C’est uniquement là que les vrais et les faux se départageront&nbsp;! Avons-nous préparé notre soutien à la victoire de l’imam par notre projection à l’émigration prochaine au <em>Cham</em> ou projetons-nous, par la longue espérance, de vivre notre retraite en France, en raison de ses allocations&nbsp;?</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">L’islam est un et personne n’a le droit de dire que son groupe est celui qui est le seul dans la vérité&nbsp;! Notre prophète a complété sa mission&nbsp;! Et, il n’y a par déduction rien à rajouter&nbsp;! Nous avons toutefois le droit de nous organiser afin de parvenir aux fins de notre religion, tout en aspirant à la complémentarité et non à la rivalité&nbsp;!</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Wa bilahi ta’ala taoufiq</em></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Mahdy Ibn Salah</em></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<div style="text-align: justify;"><br clear="all" /></p>
<hr />
<div>
<p><a href="#_ftnref1">[1]</a> Et encore, je soutiens même que seuls les croyants de la région du Cham seront les principaux concernés des événements qui vont précédés la fin des temps&nbsp;!</p>
</div>
<div>
<p><a href="#_ftnref2">[2]</a> Espace de la terre, qui regroupe tous les croyants, et dont la Loi repose sur la Parole d’Allah</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
<div>
<p><a href="#_ftnref3">[3]</a> Il ne faut pas prendre ce terme que j’utilise selon le sens français car l’arabe du terme <em>firqa</em> n’est pas négatif puisque le prophète l’utilise pour décrire le groupe sauvé</p>
</div>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>Réponse et question du Frère Sayyed Chinqiti  à propos de mon article « Quelques réflexions sur le Hizb Tahrir»</title>
		<link>https://mahdyibnsalah.fr/courants-contemporains/hizb-tahrir/reponse-et-question-du-frere-sayyed-chinqiti-a-propos-de-mon-article-l-quelques-reflexions-sur-le-hizb-tahrirr/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Mahdy Ibn Salah]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Aug 2011 04:57:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Hizb Tahrir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p style="text-align: justify;">&#160;</p>
<p style="text-align: justify;">&#160;</p>
<p>Bien que non mandaté par Hizb ut-Tahrîr, je me propose de dissiper un certain nombre de confusions faites dans l’article ci-dessous référencé, qui ne cite aucune source d’origine. Cette absence totale de référence aux ouvrages publiés et adoptés par Hizb ut-Tahrîr (qui en a pourtant édité plus d’une centaine) explique tous ces amalgames. Or la présentation d’une école de pensée doit se faire en puisant à la source même et non pas en se basant sur des références de seconde main. Pour des raisons de méthode, je formulerai mes remarques en suivant un ordre thématique.</p>
<p>The post <a href="https://mahdyibnsalah.fr/courants-contemporains/hizb-tahrir/reponse-et-question-du-frere-sayyed-chinqiti-a-propos-de-mon-article-l-quelques-reflexions-sur-le-hizb-tahrirr/">Réponse et question du Frère Sayyed Chinqiti  à propos de mon article « Quelques réflexions sur le Hizb Tahrir»</a> appeared first on <a href="https://mahdyibnsalah.fr">Mahdy Ibn Salah</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p>Bien que non mandaté par Hizb ut-Tahrîr, je me propose de dissiper un certain nombre de confusions faites dans l’article ci-dessous référencé, qui ne cite aucune source d’origine. Cette absence totale de référence aux ouvrages publiés et adoptés par Hizb ut-Tahrîr (qui en a pourtant édité plus d’une centaine) explique tous ces amalgames. Or la présentation d’une école de pensée doit se faire en puisant à la source même et non pas en se basant sur des références de seconde main. Pour des raisons de méthode, je formulerai mes remarques en suivant un ordre thématique.</p>
<p style="text-align: justify;"> <strong><span style="text-decoration: underline;">1°) Hizb ut-Tahrîr n’est pas fondé pour libérer la Palestine</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"> Il est faux de dire que Hizb ut-Tahrîr est fondé « <em>au départ dans la fin (sic) de libérer la Palestine.</em> » En effet, sa création à al-Qouds (Jérusalem) en 1372/1953 est une réponse à une injonction coranique&nbsp;: « <strong><em>Qu’il y ait parmi vous une communauté qui prêche le Bien et ce qui est décent, et proscrit ce qui est blâmable ; ce seront eux les bienheureux.</em></strong> » Cette injonction est formulée à titre d’obligation comme le prouvent de nombreux indices, dont ceux mentionnés dans le hadith suivant : « <em>Par Celui qui détient mon âme entre Ses mains ! Vous devez assurément préconiser les bonnes actions et déconseiller les mauvaises. Sinon, vous risquerez d’encourir un châtiment de Dieu, puis vous L’implorerez sans que vos invocations soient exaucées</em>. » Cette noble mission qu’est la transmission de l’islam ou da‘wah a pour objectif la reprise de la vie islamique, interrompue depuis l’abolition du Khalifat&nbsp; en 1342/1924 par Mustapha Kemal, homme lige des Britanniques. Or Hizb ut-Tahrîr conçoit le Khalifat comme le seul moyen permettant de revivre pleinement l’islam. Du reste, ce Khalifat est indispensable pour faire renaître la ’Oummah de ses cendres et mettre en vigueur les prescriptions islamiques, aujourd’hui abandonnées. La vocation du Khalifat est précisément d’être un commandement général des musulmans du monde entier en vue de l’application des prescriptions de la charia et la propagation de l’islam à travers la Terre tout entière. De ce fait, le Khalifat n’est pas « <em>la somme des états (sic) islamiques gouvernés et administrés par un seul</em> », mais l’Etat&nbsp; unique, qui verra le jour dans une aire géographique donnée, pour s’étendre progressivement par la suite jusqu’à englober le monde islamique dans son ensemble. A long terme, le Khalifat sera même mondial, comme le prouve ce hadith : « <em>Dieu m’a rassemblé la Terre, et j’en ai vu l’orient et l’occident. Le pouvoir de ma Nation s’étendra à tout ce qui m’a été rassemblé.</em> » Quant à la libération de la Palestine, elle coule de source une fois le Khalifat rétabli. Mais elle ne peut se faire autrement que sous la bannière de ce Khalifat, pour la simple raison qu’une terre occupée ne peut être libérée que par les armes, que les armes ne sont détenues que par une armée, et qu’il ne peut y avoir d’armée sans Etat. D’ailleurs, la Palestine n’a pu être spoliée qu’après l’abolition de l’Etat islamique&nbsp;; ce, malgré les tentatives répétées du sioniste Théodor Herzl auprès du sultan ‘Abd-al-Hamîd et les offres alléchantes faites à ce dernier. En outre, la Palestine n’est pas le seul territoire islamique occupé ; d’autres comme le Cachemire, la Tchétchénie, l’Andalousie, etc. sont également sous occupation, et doivent islamiquement être reconquis. A cet égard, le Khalifat n’est pas seulement une obligation légale pour l’application effective de l’islam. C’est aussi une nécessité politique pour protéger les musulmans et préserver leur intégrité territoriale.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><span style="text-decoration: underline;">2°) Pourquoi le rétablissement du Khalifat est-il capital ?</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"> Une prise de conscience politique devrait permettre de percevoir le rôle capital dévolu à l’Etat dans la vie d’une nation. C’est pourquoi les oulémas dignes de ce nom ont appelé le Khalifat l’ « Obligation mère » (<em>’Oumm al-farâ’id</em>). Et pour cause, l’application de la plupart des prescriptions de l’islam en dépend. En effet, si des pratiques religieuses (‘<em>ibâdât</em>) comme la prière, la zakat ou le jihad ne peuvent être préservées sans l’intervention de l’Etat, que dire alors du système du pouvoir, du système social, du système économique, du code pénal, de l’éducation, de la politique étrangère ! Il n’y a donc pas lieu de s’étonner de « <em>la focalisation sur l’instauration du califat</em> ». Car si Hizb ut-Tahrîr se focalise effectivement sur le Khalifat, ce n’est pas qu’il faille « <em>œuvrer pour quelque chose d’illusoire et donc […] gaspiller du temps et de l’énergie à scander des slogans au détriment d’une action instantanément bénéfique pour la communauté </em>». C’est bien plutôt parce cet Etat islamique est la condition sine qua non pour l’application de l’islam à l’intérieur, sa propagation à l’extérieur, l’unification de la ’Oummah et la proclamation du jihad libérateur. En outre, le Khalifat est aussi un remède efficace contre la médiocrité intellectuelle, la misère morale et l’indigence matérielle qui rongent les musulmans d’aujourd’hui.</p>
<p style="text-align: justify;"> <strong><span style="text-decoration: underline;">3°) Le rétablissement du Khalifat précédera nécessairement le Mahdî</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"> Nombre de hadiths authentiques annoncent l’avènement du Mahdî, qui viendra faire régner la justice sur Terre à une époque de grands troubles. Mais aucun de ces hadiths n’indique que le « <em>[…] Khalifat qui suivra la voie tracée par la Mission prophétique </em>» sera initialement rétabli par le Mahdî. Bien au contraire, il est précisé que le Mahdî recevra à La Mecque le serment d’allégeance ou bay‘ah à son corps défendant quand « <em>surviendra une divergence à la suite de la mort d’un Khalife […].</em> » Ce hadith est d’ailleurs confirmé par cet autre : « <em>Un de vos Khalifes de la fin des temps distribuera les richesses sans compter</em>. » Il apparaît ainsi que le Mahdî est un Khalife parmi d’autres Khalifes qui gouverneront à la fin des temps en appliquant le Coran et la Sounna suivant la voie prophétique. Il sera même le dernier à gouverner puisqu’il n’y aura après lui que le Messie. Son règne sera l’apogée en matière de réforme et de justice. Or un tel idéal de société ne peut être atteint tout d’un coup, mais progressivement suivant l’ordre des choses en matière de changement, d’où la nécessité d’œuvrer en amont pour préparer la venue du Mahdî. Pourquoi donc mettre en opposition ces deux évènements majeurs qui sont chronologiquement conciliables ? Sur quoi vous basez-vous pour estimer que « <em>si la doctrine de l’avènement du califat prophétique avant celle de l’imam al-Mahdi est déconstruite alors c’est toutes les assises (sic) du Hizb Tahrir qui s’écroulent car le mouvement repose sur la probabilité du rétablissement avant la victoire des croyants</em> » ? Selon toute probabilité, le rétablissement du Khalifat et l’avènement du Mahdî ne peuvent que se succéder dans le temps. Le Khalifat sera rétabli quand Dieu le voudra, comme annoncé dans le hadith. Quant au Mahdî, il viendra rétablir la justice peu avant la fin des temps, lorsque ce Khalifat aura régné avant&nbsp; de disparaître de nouveau. Il ne s’agit donc pas, dans le cas du Mahdî, de « <em>régler un problème déjà résolu</em> », mais de remédier à une nouvelle éclipse du Khalifat. Même en supposant que le Khalifat annoncé sera rétabli par le Mahdî, cela ne dispense pas les musulmans d’assumer leur responsabilité en œuvrant, entre autres, pour l’accomplissement de cette obligation légale. Car Dieu promet certes à la ’Oummah suprématie, émergence et sécurité, mais cela signifie-t-il que nous devons croiser les bras en attendant cette victoire ? Le rétablissement du Khalifat reste incontestablement une obligation islamique que les musulmans ne peuvent négliger : il y va et de leur survie et de celle de leur civilisation. Ceux qui attendent passivement le Mahdî pour restaurer le Khalifat à leur place annoncent tout simplement leur démission. Une démission lourde de conséquences ici-bas et dans l’au-delà.</p>
<p style="text-align: justify;"> <strong><span style="text-decoration: underline;">4°) Appeler à l’islam global ce n’est pas commencer par le haut</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"> « <em>Les membres du Hizb Tahrir font fausse route en pensant que d’accorder (sic) la priorité par le haut, c’est-à-dire au rétablissement du califat, réglera tous les problèmes de la Oumma !</em> » Encore une affirmation gratuite car, pour Hizb ut-Tahrîr, la restauration du Khalifat est tout un programme qui consiste, non pas à commencer par le haut, mais naturellement par la base. Ce, à travers trois grandes étapes, toutes issues du cheminement du Prophète (SA‘WS), dont la méthode est indissociable de l’idée islamique elle-même :</p>
<p style="text-align: justify;"> a)&nbsp;&nbsp;&nbsp; l’étape d’instruction dans des cercles d’étude, pour approfondir la culture islamique des membres au niveau idéologique, juridique et politique, à l’image de ce que faisait le Prophète (SA‘WS) durant la période mecquoise, dans la maison <em>d’al-’Arqam</em> (la spécificité de l’islam étant que ces trois composantes sont fondées sur la spiritualité) ;</p>
<p style="text-align: justify;"> b)&nbsp;&nbsp;&nbsp; l’étape d’interaction avec la société, une fois que le noyau du Parti est suffisamment dur pour mener la lutte idéologique et le combat politique contre tout ce qui est en contradiction avec l’islam, exactement comme procédait le Prophète (SA‘WS) lorsqu’il ordonna à ses Compagnons de sortir pour la première fois au grand jour en deux rangées, afin de proclamer publiquement qu’il n’y a d’autre dieu que Dieu et que Mouhammad est Son Envoyé ; il s’agit de préparer la société à l’application de l’islam en suscitant une opinion publique favorable à la mise en vigueur de la loi de Dieu, comme le faisait le Prophète à travers toutes ses actions publiques durant la période mecquoise ;</p>
<p style="text-align: justify;"> c)&nbsp;&nbsp;&nbsp; l’étape de la prise du pouvoir, en s’appuyant sur des instances influentes, comme l’armée, en vue de conquérir le pouvoir et procéder sans tarder à l’application intégrale de l’islam ; cette demande d’assistance auprès d’instances influentes, le Prophète (SA‘WS) l’a faite en s’adressant à plus de vingt chefs de tribu. Il est à noter que, bien qu’il en soit aujourd’hui à l’aube de la troisième étape, Hizb ut-Tahrîr continue toujours et partout la phase d’instruction, car le Prophète (SA‘WS) n’a cessé de transmettre l’islam aux musulmans et de les instruire, même après la fondation de l’Etat islamique à Médine. En clair, la méthode consiste à opérer à la base en permanence, non seulement pour atteindre le haut de façon naturelle, mais aussi pour assurer la pérennité de cette même base.</p>
<p style="text-align: justify;"> <strong><span style="text-decoration: underline;">5°) L’action islamique n’a pas le choix des armes</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Il est inexact de soutenir que « <em>les membres du Hizb Tahrir s’opposent […] aux actions bénéfiques et sociales en faveur (sic) de la communauté musulmane, quelques soient leur provenance (sic), car elles (sic) les considèrent comme des anesthésiants freinant le retour du califat puisque empêchant le renforcement doctrinal et le désir d&rsquo;un changement radical ! </em>» En effet, toute action bénéfique pour la ’Oummah est la bienvenue quelle qu’en soit la nature, puisque relevant des œuvres pies (ma‘roûf), instituées par l’islam. Ce que Hizb ut-Tahrîr dénonce, c’est le piège qui consiste à transformer un mouvement politique en organisation caritative ou autre : au lieu de poursuivre l’objectif initial déclaré qui consiste à changer la société par les idées, certains mouvements se consacrent entièrement à raccommoder les inégalités et injustices du système en place. Ce faisant, ils viennent au secours du statu quo au lieu de lui donner le coup de grâce par des actions idéologiques et politiques à la hauteur du défi. Cette dégénérescence – qui affecte plus d’un mouvement – ne peut s’expliquer que par le flou dans la vision politique. Quoi qu’il en soit, Hizb ut-Tahrîr ne peut se permettre de se laisser prendre à ce genre de diversion. Et pour cause, face à l’absence de l’islam en tant que modèle de société et à l’invasion du monde islamique, au sens propre comme au figuré, par des puissances impies, le musulman se trouve légalement devant une alternative : (1) l’action directe sur le front, le jihad étant ici défensif, et donc individuellement obligatoire (fard ‘ayn) ;</p>
<p style="text-align: justify;">(2) le combat idéologique et politique pour changer la société de mal en bien grâce à l’islam.</p>
<p style="text-align: justify;">Il n’y a pas d’autre choix possible. Or, si l’action directe sur le front permet certes de s’acquitter de cette obligation individuelle, cela ne garantit pas pour autant la réalisation du but même du jihad défensif, à savoir la libération des territoires islamiques occupés. Cela garantit encore moins le retour intégral de l’islam sur Terre, puisque les sociétés ne peuvent être changées par l’action armée, mais bien par les idées. En revanche, prôner l’islam global et indivisible permet d’aboutir au rétablissement du Khalifat qui, lui, non seulement se chargera de l’application de la charia, mais donnera aussi la priorité au jihad jusqu’à la libération totale du monde islamique. Ainsi, il ne s’agit pas de « <em>perdre du temps à étudier la manière d’administrer un califat</em> », mais d’être idéologiquement et politiquement préparé à ce changement radical que sera l’application intégrale de l’islam. Préparation indispensable pour prémunir les musulmans contre ces défections dont l’histoire abonde. Bref, Hizb ut-Tahrîr n’invite pas les musulmans à l’inconnu : une de ses spécificités, c’est précisément son programme détaillé de la vie islamique.</p>
<p style="text-align: justify;"> <strong><span style="text-decoration: underline;">6°) Jihad offensif et groupe sauvé</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"> « <em>Leur mouvement [Hizb ut-Tahrîr] est aussi un mouvement non violent car le jihad ne peut être offensif à leur yeux puisque celui-ci ne peut exister que par la restauration du califat ! Ce dernier élément révèle que le Hizb Tahrir n&rsquo;est pas le groupe sauvé, par excellence, mais un groupe parmi les nombreux groupes musulmans, plus ou moins louables, qui aspirent à la réforme de la communauté car le groupe sauvé ne cessera, quant à lui, de combattre à travers les époques et les générations !</em> » Les points d’exclamation qui ponctuent ces phrases sont une illustration de la surprise et de la dénonciation qu’elles expriment. Mais au fait, est-il possible que la ’Oummah ainsi fragmentée et incapable de s’autogérer elle-même entreprenne un quelconque jihad offensif ? A-t-on jamais vu, de mémoire d’homme, une nation sans consistance, sans Etat et sans armée acquise à sa cause partir à la conquête ? N’est-il pas déraisonnable, voire surréaliste, qu’une telle nation inscrive le jihad offensif à l’ordre du jour ? Car le jihad offensif est, par définition, un combat armé mené à l’extérieur des territoires islamiques, contrairement au jihad défensif qui, lui, comme son nom l’indique, consiste à repousser ou à évacuer les envahisseurs. De là vient justement la classification du combat armé en obligation solidaire (fard kifâyah) pour le jihad offensif et en obligation individuelle (fard ‘ayn) pour le jihad défensif. Les oulémas s’accordent sur cette classification. En clair, il ne peut y avoir de jihad offensif sans Khalifat. D’ailleurs, ce serait contraire à la méthode du Prophète (SA‘WS), qui n’a commencé le jihad qu’une fois édifié l’Etat islamique à Médine. Quant aux spéculations sur le groupe sauvé, Hizb ut-Tahrîr ne s’y livre point, peut-être faute de temps. D’autres que lui s’en occupent fort bien. Mais on ne peut que demeurer stupéfait devant ceux qui vous déclarent, le plus naturellement du monde, qu’ils représentent le groupe sauvé, quand ‘Oumar b. al-Khattâb lui-même exprimait ses craintes de faire partie du groupe des hypocrites ! Encore que Hizb ut-Tahrîr aurait pu, lui aussi, se revendiquer de ce groupe sauvé qui, d’après les hadiths, « <em>se trouve dans la ville d’al-Qouds et ses alentours</em> », lieu de naissance de ce Parti. Seulement, ce combat-là n’est pas le sien.</p>
<p style="text-align: justify;"> <strong><span style="text-decoration: underline;">7°) Il faut savoir distinguer le bon grain de l’ivraie</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"> A quoi vous référez-vous quand vous écrivez ceci : « <em>Ils [les membres de Hizb ut-Tahrîr] s’opposent ainsi à toute introduction étrangère dans la gestion et l’administration du califat quand Omar Ibn al Khattab a copié le positif de l’empire Byzantin ! Ainsi, ils s’opposeront, par déduction, contre ceux qui adopteront une autre voie, particulièrement dans l&rsquo;action politique car c’est leur domaine de prédilection comme le Hamas par exemple, d&rsquo;une opposition par laquelle ils chercheront parfois à excommunier afin de montrer et de prouver l’exclusivité de la véracité de leur manière de procéder ! </em>» ? La confusion est ici à son comble puisque Hizb ut-Tahrîr a pris soin, dans son programme, de définir la différence claire et distincte qui existe entre la civilisation culturelle (hadârah) et la civilisation matérielle (madaniyyah). La civilisation culturelle est l’ensemble des représentations idéologiques qui découlent nécessairement d’une certaine vision du monde, tandis que la civilisation matérielle est le résultat des connaissances scientifiques et techniques ; la première est spécifique, la seconde universelle. Autrement dit, il y a des éléments positifs et permis chez d’autres nations que les musulmans puissent et doivent intégrer et d’autres, négatifs et interdits, qu’ils ne doivent pas approcher. C’est ainsi que le Khalife ‘Oumar adopta l’organisation de la chancellerie byzantine, sans toutefois recourir à la moindre loi du droit romain. Et pour cause, la chancellerie est un dispositif administratif d’ordre purement technique, tandis que le droit relève de l’idéologie. Tout n’est donc pas à prendre ni à rejeter dans les autres cultures. Encore faut-il savoir faire la différence ! Par conséquent, quand Hizb ut-Tahrîr combat la démocratie en tant que système de pouvoir accordant la souveraineté au peuple comme source de loi et établissant la division du pouvoir en législatif, exécutif et judiciaire, c’est parce qu’il s’agit d’un système impie aux antipodes de la vision islamique, qui institue la législation en matière de permis et d’interdit comme prérogative de Dieu seul. Ce combat contre des dogmes et représentations incompatibles avec l’islam est la matière même de la da‘wah telle que prônée par le Prophète (SA‘WS). Il doit donc être mené toujours et partout, et le fait que ces conceptions étrangères à l’islam soient prêchées par des musulmans n’y change rien. En s’opposant à cette démocratie qui fascine certains musulmans, Hizb ut-Tahrîr n’excommunie personne et ne s’en arroge point le droit ; il ne fait que mener une lutte idéologique légitime et nécessaire « <em>afin que plus aucun croyant ne soit tenté d’abjurer, et que le culte tout entier soit rendu à Dieu.</em> » D’ailleurs, ce combat se situe au niveau des idées, non à celui des personnes.</p>
<p style="text-align: justify;"> <strong><span style="text-decoration: underline;">8°) Hizb ut-Tahrîr combat le sectarisme</span></strong></p>
<p style="text-align: justify;"> Il est étrange de lire une conclusion comme celle-ci, qui prend le contre-pied d’une introduction plutôt élogieuse : « <em>Ainsi, la voie du Hizb Tahrir risque de générer un sectarisme naturel que la bay‘a (serment d’allégeance) consolidera, surtout quand les membres du Hizb Tahrir pensent que le futur calife de l’islam est un membre de leur Hizb !</em> » Hizb ut-Tahrîr n’a pas en effet de coloration patriotique, nationaliste ou sectaire. Présent aujourd’hui dans plusieurs dizaines de pays, par la Grâce de Dieu, il regarde les musulmans en tant que tels, sans considération aucune pour leur appartenance nationale, ethnique ou doctrinale (madhhab). D’ailleurs, son programme politique – qui existe dans plusieurs langues – intègre parfois des avis juridiques émanant de diverses écoles islamiques suivant un seul critère d’adoption : la preuve la plus solide. Le but de Hizb ut-Tahrîr n’est pas d’accéder au pouvoir en tant que groupe, mais d’édifier un Etat islamique digne de ce nom. Quant au choix du Khalife, il n’appartient qu’à la ’Oummah et à elle seule, et ne peut être consacré que par le serment d’allégeance dans les règles fixées par la charia. C’est donc à la ’Oummah, et non à Hizb ut-Tahrîr, que revient la désignation du Khalife. Ainsi, le véritable combat est celui du Khalifat, seul garant de la reprise de la vie islamique. Les grands de ce monde ne s’y sont pas trompés quand ils ont mis leurs suppôts en garde contre l’imminence de « <em>ce Khalifat qui s’étendrait de l’Indonésie jusqu’au Nigéria.</em> » Autant dire que les croyants sincères et actifs ne devraient pas oublier qu’ils auront à rendre compte de leur temps et de leur énergie le jour de la Rétribution. « <em>Dieu fait toujours triompher Ses desseins, mais les hommes, pour la plupart, ne peuvent s’en douter. </em>»</p>
<p style="text-align: justify;"> <em>Sayyed Chinqiti</em></p>
<div style="text-align: justify;"><br clear="all" /></p>
<hr />
<div>
<p><a href="#_ftnref1">[1]</a> L’article en question est consultable à l’adresse suivante : <a href="croyance/les-croyances-accessoires-/347--quelques-reflexions-sur-le-hizb-tahrir#addcomments">http://www.mahdyibnsalah.fr/croyance/les-croyances-accessoires-/347&#8211;quelques-reflexions-sur-le-hizb-tahrir#addcomments</a></p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
</div>
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		<title>Quelques réflexions sur le Hizb Tahrir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mahdy Ibn Salah]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jun 2011 12:20:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Hizb Tahrir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>  Le Hizb Tahrir est un mouvement intéressant car il s&#8217;axe sur l&#8217;application du Tawhid à l&#8217;échelle collective, soit l&#8217;instauration du califat islamique. En effet, la réalisation de la volonté divine implique la participation de tous et de toutes au parachèvement de la religion d&#8217;Allah par la recherche de la domination planétaire ! Son fondateur, [...]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p> </p>
<p style="text-align: justify;">Le <em>Hizb Tahrir</em> est un mouvement intéressant car il s&rsquo;axe sur l&rsquo;application du <em>Tawhid</em> à l&rsquo;échelle collective, soit l&rsquo;instauration du califat islamique. En effet, la réalisation de la volonté divine implique la participation de tous et de toutes au parachèvement de la religion d&rsquo;Allah par la recherche de la domination planétaire ! Son fondateur, le cheikh <em>Nabhani</em>, est donc un homme de science, qui s&rsquo;est soucié de la préservation de l&rsquo;identité musulmane et qui a fondé, en conséquence, le <em>Hizb Tahrir</em> au départ dans la fin de libérer la Palestine, et ensuite afin de remédier à l&rsquo;occidentalisation de la communauté par l&rsquo;entremise d&rsquo;une action politique reposant sur la nécessité du rétablissement du califat prophétique. Son mouvement est aujourd&rsquo;hui l&rsquo;un des groupes musulmans les plus importants, présent dans le monde entier, particulièrement en Asie centrale, et en Angleterre, et opère dans plus de 70 pays, en comptant plusieurs millions d&rsquo;adhérents !</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>A quoi est-dû le succès du mouvement ?</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Le succès du mouvement est dû principalement à la simplicité de sa doctrine unificatrice, axée autour de la restauration du califat prophétique et de la mise en évidence des injustices infligées à la communauté musulmane, à l&rsquo;heure actuelle, en raison de l&rsquo;absence de ce califat. Restauration indispensable, il est vrai, à la protection et à la préservation de l&rsquo;identité musulmane de part le monde.</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: left;"><em><strong>Les failles méthodologiques du Hizb Tahrir</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Bien que le mouvement repose sur le Coran et la Sunna authentique, et s&rsquo;axe sur un essentiel de la foi musulmane, il présente toutefois des failles méthodologiques consécutives de la focalisation sur l&rsquo;instauration du califat. En effet :</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<ul>
<li>
<p style="text-align: justify;"><strong>Premièrement</strong></p>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Il existe deux manières de parvenir à la réforme de la communauté. Soit par le haut, soit par le bas. Les membres du <em>Hizb Tahrir</em> font fausse route en pensant que d&rsquo;accorder la priorité à la réforme par le haut, c&rsquo;est-à-dire au rétablissement du califat, réglera tous les problèmes de la <em>Oumma </em>! En effet, si cet établissement moyennant l&rsquo;action politique n&rsquo;est pas précédé d&rsquo;une réforme individuelle de la communauté, sans laquelle la conquête du pouvoir ne peut être assurée et surtout pérennisée alors elle risque de déboucher sur un bain de sang ! La réforme par le haut permet certes la préservation de l&rsquo;identité musulmane mais ne la consolide pas. Elle est donc utile pour les suiveurs dont l&rsquo;identité se fonde principalement sur l&rsquo;environnement mais si elle n&rsquo;est pas fondée au préalable sur une éducation spirituelle solide des meneurs, elle risque de ne pas supporter l&rsquo;épreuve de l&rsquo;opposition frontale contre les gouvernements rivaux, surtout quand ceux-ci s&rsquo;attelleront, en premier lieu, à éliminer les têtes pensantes<a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote1sym" name="sdfootnote1anc"></a><sup>1</sup> puis à opérer un véritable massacre collectif qui risque de générer en la conscience de la masse engagée le franchissement du point de non retour à la recherche de la victoire de la vérité. Ainsi, la voie de la réalisation du but passe par une réforme individuelle avant la réforme collective comme l&rsquo;indique le verset coranique suivant : « <em><strong>Certes Allah ne change pas l&rsquo;état d&rsquo;un peuple tant que celui-ci ne change pas l&rsquo;état de ses membres.</strong></em> » Et nous savons que notre prophète a refusé l&rsquo;autorité proposée par les associateurs arabes afin de freiner l&rsquo;expansion de son appel, indiquant la primauté accordée par celui-ci sur la réforme des bases de la société plutôt que sur ses sommets bien qu&rsquo;il y ait des avantages dans les deux types de réforme. Ainsi, la problématique repose ici sur la question des priorités et le <em>Hizb Tahrir </em>ne cache pas le fait qu&rsquo;elle accorde la priorité sur le rétablissement du califat, ce qui aboutira naturellement sur la naissance d&rsquo;inconvénients résultant de sa méthotologie !</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<ul>
<li>
<p style="text-align: justify;"><strong>Deuxièmement</strong></p>
</li>
</ul>
<ul>
<p style="text-align: justify;"> </p>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Rien ne dit, dans les sources scripturaires, que le califat mondial verra le jour avant l&rsquo;avènement de l&rsquo;imam <em>al Mahdi</em>. Le prophète a dit effectivement : « <em>La prophétie restera parmi vous autant qu’Allah le souhaitera, puis Allah y mettra un terme quand Il le voudra. Il y aura alors le Khilafah sur la voie prophétique qui restera parmi vous autant qu’Allah le souhaitera, puis Allah y mettra un terme quand Il le voudra. Il lui succédera alors le pouvoir âpre qui restera parmi vous autant qu’Allah le souhaitera, puis Allah y mettra un terme quand Il le voudra. Puis viendra le pouvoir tyrannique qui restera parmi vous autant qu’Allah le souhaitera, puis Allah y mettra un terme quand Il le voudra. Viendra alors le Khilafah suivant la voie prophétique. Puis le Prophète se tut</em><strong> »<a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote2sym" name="sdfootnote2anc"></a><sup>2</sup> </strong>Ce récit ne tend pas à montrer la venue du califat avant l&rsquo;avènement de l&rsquo;imam <em>al Mahdi</em> et je dirais même le contraire ! Puisque si le prophète s&rsquo;est tu, après le retour du califat prophétique, cela révèle une coupure dans le déroulement des choses, traduisible ici par son désir de décrire et de faire allusion au « <em>début de la fin</em> » ! Or, il n&rsquo;y a que l&rsquo;imamat du <em>Mahdi</em> qui précèdera l&rsquo;heure&#8230; Et quand bien même il y aurait un califat<a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote3sym" name="sdfootnote3anc"></a><sup>3</sup>, ou un état islamique, avant la venue de l&rsquo;imam <em>al Mahdi</em>, rien ne prouve que celui-ci sera mondial et je dirais encore selon les sources qui tendent à montrer le contraire que le califat ne sera jamais mondial, au sens complet du terme, car les événements de la fin des temps seront des événements locaux concentrés dans la région du <em>Cham<a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote4sym" name="sdfootnote4anc"></a><sup>4</sup></em> comme ce fut le cas de part le passé à l&rsquo;époque des croisades malgré le caractère mondial du califat. Si donc l&rsquo;on entend par califat le royaume d&rsquo;Allah sur terre c&rsquo;est-à-dire la somme des états islamiques gouvernés et administrés par un seul alors il est évident que celui-ci ne verra pas le jour avant la venue de l&rsquo;imam <em>al Mahdi</em> car ce dernier viendra justement pour donner la victoire globale aux musulmans moyennant sa victoire locale au Moyen Orient contre les meneurs injustes de la terre<a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote5sym" name="sdfootnote5anc"></a><sup>5</sup>. Il serait effectivement inutile de venir pour régler un problème déjà résolu ! Et si la doctrine de l&rsquo;avènement du califat prophétique avant celle de l&rsquo;imam <em>al Mahdi </em>est déconstruite alors c&rsquo;est les assises du <em>Hizb Tahrir dans leur ensemble </em>qui s&rsquo;écroulent car le mouvement repose sur la probabilité du rétablissement avant la victoire des croyants ! On peut effectivement travailler à la restauration du califat prophétique sans passer par le dit mouvement en préparant, par exemple, le futur soutien de l&rsquo;imam <em>al Mahdi</em> plutôt que de perdre du temps à étudier la manière d&rsquo;administrer un califat qui ne verra, sans doute, pas le jour avant la victoire finale des croyants! Ainsi, la science indispensable à maîtriser pour ce qui concerne notre propos est ici l&rsquo;étude de l&rsquo;eschatologie musulmane par laquelle nous pourrons élucider la meilleure manière de contribuer au parachèvement de la religion de vérité !</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<ul>
<li>
<p><strong>Troisièmement </strong></p>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, le risque des membres du <em>Hizb Tahrir</em> est d&rsquo;œuvrer pour quelque chose d&rsquo;illusoire et donc de gaspiller du temps et de l&rsquo;énergie à scander des slogans au détriment d&rsquo;une action instantanément bénéfique pour la communauté ! En effet, selon les membres du <em>Hizb Tahrir</em>: « <em>Tout aide humanitaire fournie par des organisations locales ou même internationales a des effets négatifs sur la conscience islamique et retarde l&rsquo;avènement du califat qui n&rsquo;aura de chance de s&rsquo;établir que sous les coups d&rsquo;une révolte contre les états musulmans laïques considérés comme injustes, violents et corrompus.</em> »<a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote6sym" name="sdfootnote6anc"></a><sup>6</sup> Les membres du <em>Hizb Tahrir</em> s&rsquo;opposent par conséquent aux actions bénéfiques et sociales au faveur de la communauté musulmane, quelles que soient leur provenance<a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote7sym" name="sdfootnote7anc"></a><sup>7</sup>, car elles les considèrent comme des anesthésiants freinant le retour du califat puisque empêchant le renforcement doctrinal et le désir d&rsquo;un changement radical ! Les membres du <em>Hizb Tahrir </em>fautent en étudiant une science<a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote8sym" name="sdfootnote8anc"></a><sup>8</sup> qui ne concerne pas les besoins du moment car les meilleurs de la <em>Oumma<a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote9sym" name="sdfootnote9anc"></a><sup>9</sup></em> ne se sont posés les questions de la perfection de l&rsquo;administration de la cité musulmane que lorsqu&rsquo;ils furent confrontés aux problèmes de l&rsquo;agrandissement des frontières de l&rsquo;état musulman ! La science et l&rsquo;action contextuelle fondées sur le réel doit primer sur la science théorique axée sur l&rsquo;éventuel qui plus est, empêche l&rsquo;action instantanément bénéfique, si l&rsquo;on tient à suivre l&rsquo;exemple prophétique !</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<ul>
<li value="1">
<p style="text-align: justify;"><strong>Quatrièmement </strong></p>
</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: justify;">La focalisation sur un aspect de la religion au détriment du reste est à la base du sectarisme qui dresse les musulmans contre les musulmans au détriment de l&rsquo;intérêt général de l&rsquo;Islam et de la communauté musulmane ! Ainsi, la voie du <em>Hizb Tahrir</em> risque de générer un sectarisme naturel que la <em>bay&rsquo;a</em> (serment d&rsquo;allégeance) consolidera, surtout quand les membres du <em>Hizb Tahrir</em> pensent que le futur <em>calif</em> de l&rsquo;Islam est un membre de leur <em>Hizb </em>! Ils s&rsquo;opposent ainsi à toute introduction étrangère dans la gestion et l&rsquo;administration du califat quand Omar Ibn al Khattab a copié le positif de l&#8217;empire Byzantin ! Ainsi, ils s&rsquo;opposeront, par déduction, contre ceux qui adopteront une autre voie, particulièrement dans l&rsquo;action politique car c&rsquo;est leur domaine de prédilection comme le Hamas par exemple, d&rsquo;une opposition par laquelle ils chercheront parfois à excommunier afin de montrer et de prouver l&rsquo;exclusivité de la véracité de leur manière de procéder ! Leur mouvement est aussi un mouvement non violent car le <em>jihad</em> ne peut être offensif<a class="sdfootnoteanc" href="#sdfootnote10sym" name="sdfootnote10anc"></a><sup>10</sup> à leur yeux puisque celui-ci ne peut exister que par la restauration du califat ! Ce dernier élément révèle que le <em>Hizb Tahrir</em> n&rsquo;est pas le groupe sauvé, par excellence, mais un groupe parmi les nombreux groupes musulmans, plus ou moins louables, qui aspirent à la réforme de la communauté car le groupe sauvé ne cessera, quant à lui, de combattre à travers les époques et les générations !</p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p style="text-align: right;"><em>Mahdy Ibn Salah</em></p>
<div id="sdfootnote1">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym" href="#sdfootnote1anc" name="sdfootnote1sym"></a>1Exemple de l&rsquo;Égypte et de la Syrie avec les frères musulmans ou de l&rsquo;Algérie avec le FIS</p>
</div>
<div id="sdfootnote2">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym" href="#sdfootnote2anc" name="sdfootnote2sym"></a>2Ahmed</p>
</div>
<div id="sdfootnote3">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym" href="#sdfootnote3anc" name="sdfootnote3sym"></a>3Reste à définir avec exactitude la notion de califat</p>
</div>
<div id="sdfootnote4">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym" href="#sdfootnote4anc" name="sdfootnote4sym"></a>4Région autour de Jérusalem comprenant la Palestine, la Syrie et le Liban&#8230;</p>
</div>
<div id="sdfootnote5">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym" href="#sdfootnote5anc" name="sdfootnote5sym"></a>5Les juifs et les américains</p>
</div>
<div id="sdfootnote6">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym" href="#sdfootnote6anc" name="sdfootnote6sym"></a>6«<em> Islamisme, Soufisme, Evangélisme, la guerre ou la paix »</em>, Zidane Mériboute, p. 51</p>
</div>
<div id="sdfootnote7">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym" href="#sdfootnote7anc" name="sdfootnote7sym"></a>7De provenance gouvernementale ou d&rsquo;associations musulmans comme celle des frères musulmans</p>
</div>
<div id="sdfootnote8">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym" href="#sdfootnote8anc" name="sdfootnote8sym"></a>8La science de la gouvernance par exemple</p>
</div>
<div id="sdfootnote9">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym" href="#sdfootnote9anc" name="sdfootnote9sym"></a>9Les 4 califes orthodoxes</p>
</div>
<div id="sdfootnote10">
<p class="sdfootnote"><a class="sdfootnotesym" href="#sdfootnote10anc" name="sdfootnote10sym"></a>10Je précise bien offensif car le Hizb Tahrir permet le Jihad défensif pour ses membres confrontés à un envahissement</p>
</div>
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		<title>Réponse au frère Chinqiti à propos de la démocratie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mahdy Ibn Salah]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Apr 2011 11:46:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Hizb Tahrir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; Wa ahléikoum salam akhi al karim &#160; Comme je l&#8217;ai écris dans mon dernier article: «&#160; il existe justement différentes formes de démocratie en fonction de la nature et des limites de ce «&#160;pouvoir&#160;», ainsi que de l&#8217;entièreté ou de la fraction de la participation de la population à celui-ci. » Il est donc [...]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><em>Wa ahléikoum salam akhi al karim</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Comme je l&rsquo;ai écris dans mon dernier article: «&nbsp; <em>il existe justement différentes formes de démocratie en fonction de la nature et des limites de ce «&nbsp;pouvoir&nbsp;», ainsi que de l&rsquo;entièreté ou de la fraction de la participation de la population à celui-ci. </em>» Il est donc réducteur de limiter la souveraineté uniquement au pouvoir législatif car il existe différents autres pouvoirs comme le pouvoir judiciaire, exécutif, économique ou médiatique&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Il est important de revenir au pouvoir législatif puisque c&rsquo;est sur ce pouvoir qui repose toute la problématique car les tenants d&rsquo;un avis extrémiste, parmi lesquels se trouvent en premier plan les <em>khawaridjs</em>, considèrent que celui-ci est la propriété exclusive d&rsquo;Allah en se basant sur la parole divine: «&nbsp;<em><strong>Le jugement n&rsquo;appartient qu&rsquo;à Allah</strong></em> »<a name="sdfootnote1anc" href="#sdfootnote1sym"></a><sup>1</sup> Dans un autre verset du coran, Allah dit: «&nbsp;<em><strong>Et ceux qui ne jugent pas d&rsquo;après ce qu&rsquo;Allah a fait descendre ceux-là sont les mécréants!</strong></em> »<a name="sdfootnote2anc" href="#sdfootnote2sym"></a><sup>2</sup> A partir de ce dernier verset, ils excommunient tous les musulmans qui reviennent au niveau législatif à une loi étrangère à la <em>Shari&rsquo;a</em>. En quoi, «&nbsp;<em>porter plainte</em> » par exemple, impliquerait le «<em> koufr </em>», si grâce à cette plainte, j&rsquo;ai des chances de retrouver un objet volé par l&rsquo;entremise des registres de la police?</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">La question capitale qui se pose à présent est: <em>le domaine législatif appartient-il entièrement à Allah?</em> La réponse se trouve dans le même verset qu&rsquo;utilisent ceux qui excommunient car Allah attribue l&rsquo;acte de juger aussi à l&rsquo;homme. En effet, un autre verset appuie notre thèse: «&nbsp;<em><strong>Et juge parmi eux d&rsquo;après ce qu&rsquo;Allah a fait descendre</strong></em>.&nbsp;»<a name="sdfootnote3anc" href="#sdfootnote3sym"></a><sup>3</sup> Donc le jugement est humain mais la base de celui-ci doit être divin. C&rsquo;est pourquoi, Allah attribue le qualificatif de «&nbsp;<em>juge</em> »(<em>hakaman</em>) à des hommes pour reprendre un argument d&rsquo;Ibn Abbas: «&nbsp;<em><strong>Si vous craignez le désaccord entre les deux [époux], envoyez alors un arbitre (un juge) de sa famille à lui, et un arbitre (un juge) de sa famille à elle. Si les deux veulent la réconciliation, Allah rétablira l&rsquo;entente entre eux. </strong></em><strong>»</strong><strong><a name="sdfootnote4anc" href="#sdfootnote4sym"></a><sup>4</sup> </strong>Il est donc important de bien traduire le sens du terme «<em> hukm </em>»! Fait-il référence exclusivement au pouvoir législatif ou inclue-t-il aussi le pouvoir judiciaire, c&rsquo;est-à-dire respectivement le pouvoir de faire et de défaire des lois, ainsi que celui de trancher entre différents partis, ou relativement à des contextes particuliers, parfois en opposition avec les références comme dans le cas du vol par exemple (<em>la sentence de couper la main s&rsquo;applique-t-elle en période de disette, contre des pauvres qui ne reçoivent pas leur zakat, contre des voleurs de biens de moindre valeur, ou d&rsquo;objets exposés sans indication de l&rsquo;existence d&rsquo;une propriété ?</em>)</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Nul doute que, pour nous musulmans, le pouvoir judiciaire est humain et que le pouvoir législatif doit être divin! Le sens du concept «<em> khalifat </em>» illustre pertinemment cette assertion puisqu&rsquo;il synthétise les deux pouvoirs, en octroyant à l&rsquo;homme le devoir de représenter et de faire régner, en toute liberté, la justice divine sur terre. A partir de là, il est important de souligner que la base législative, dans ses ramifications, ne peut être complète sinon le concept de liberté perdrait toute sa signification! L&rsquo;homme possède, par conséquent, une part dans le domaine législatif, et c&rsquo;est à partir de cette part que les différents corpus et écoles de droit ont vu le jour dans le monde musulman! En effet, pour prendre un exemple, le délai de viduité de la femme divorcée est-il de 3 périodes menstruelles ou de 3 période de pureté? Car le terme «<em> qourou </em>» visé par le verset du coran est utilisé dans la langue arabe pour les deux périodes.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">En conclusion, il existe un domaine où le législatif divin est clair et un autre où il est équivoque et implique par conséquent une participation humaine par l&rsquo;interprétation (<em>exemple précédent du terme qourou</em>), ou le développement (<em>interdiction du hachich sur la base de l&rsquo;interdiction de l&rsquo;alcool</em>).</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">A partir de là, il est évident que la démocratie occidentale qui octroie au peuple ou aux députés le pouvoir de faire et de défaire des lois sur une autre base que divine ou contre cette même base est contraire à l&rsquo;essence même de l&rsquo;islam et implique l&rsquo;excommunication de celui qui légitime un tel système organisationnel pour l&rsquo;islam ou le considère meilleur que ce dernier.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant le caractère associateur du système démocratique occidental n&rsquo;implique pas nécessairement l&rsquo;excommunication de celui qui y participe. En effet, la participation par laquelle l&rsquo;intention n&rsquo;est pas l&rsquo;octroi absolu du pouvoir législatif au peuple, grâce à une définition islamisée du concept de la démocratie, mais uniquement l&rsquo;accès à l&rsquo;autorité afin justement d&rsquo;améliorer le système et la situation des musulmans, alors cette participation est permise tant qu&rsquo;elle n&rsquo;implique aucunement une négation des principes de la foi musulmane, même si elle nous contraint à faire des concessions stratégiques.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, le but de mes analyses du «<em> maqdissime </em>» n&rsquo;est pas de légitimer la démocratie ou d&rsquo;intégrer ce concept à l&rsquo;islam! Mon but est d&rsquo;encourager les musulmans à se présenter aux municipales, par la réfutation des idées <em>maqdissistes</em>, car la foi d&rsquo;une population dominée est liée à son autorité. Par la victoire, nous assurerons par déduction une progression de l&rsquo;islam, et ce pas uniquement dans les villes gagnées mais aussi dans toutes les contrées de France grâce justement à la symbolique de cette victoire, comme cela est arrivée d&rsquo;ailleurs dans les années 90, en France, avec la victoire du FIS en Algérie. Et beaucoup de villes en France sont très accessibles!</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Et dans le cas où nous n&rsquo;avons pas de candidats alors je légitime le principe du «&nbsp;<em>vote pour le moins pire</em> » tant que ce vote n&rsquo;implique pas adhésion au programme mais visent uniquement la victoire du plus proche de nos intérêts, surtout quand notre abstention risque de renforcer nos véritables ennemis. Et la preuve se trouve dans le coran :&nbsp;«<em><strong>Les Byzantins ont été vaincus, dans la contrée voisine, et après leur défaite, ils seront les vainqueurs, dans quelques années</strong></em>.&nbsp;»<a name="sdfootnote5anc" href="#sdfootnote5sym"></a><sup>5</sup> En effet, les mecquois associateurs se réjouirent de la défaite des byzantins, gens du livre, proche du monothéisme contre les perses adorateurs du feu. Et c&rsquo;est pourquoi, le prophète et les croyants furent heureux de la révélation de ce verset et prirent le parti des byzantins dans leur conflit qui les opposa aux Perses.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">A partir de ce récit, il est permis de prendre partie dans un duel, opposant deux non musulmans, en faveur du moins pire ou du plus proche de nos intérêts, ou contre le plus hostile&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: right;">Mahdy Ibn Salah</p>
<div id="sdfootnote1">
<p class="sdfootnote"><a name="sdfootnote1sym" href="#sdfootnote1anc"></a>1C12/40</p>
</div>
<div id="sdfootnote2">
<p class="sdfootnote"><a name="sdfootnote2sym" href="#sdfootnote2anc"></a>2C5/44</p>
</div>
<div id="sdfootnote3">
<p class="sdfootnote"><a name="sdfootnote3sym" href="#sdfootnote3anc"></a>3C5/49</p>
</div>
<div id="sdfootnote4">
<p class="sdfootnote"><a name="sdfootnote4sym" href="#sdfootnote4anc"></a>4C4/35</p>
</div>
<div id="sdfootnote5">
<p class="sdfootnote"><a name="sdfootnote5sym" href="#sdfootnote5anc"></a>5C30/2</p>
</div>
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		<title>Retour et questions du frère Chanqiti  à propos de la démocratie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Mahdy Ibn Salah]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Apr 2011 09:13:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Hizb Tahrir]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; بسم الله الرّحمن الرّحيم السّلام عليكم ورحمة الله وبركاته &#160; &#160; Avant d&#8217;exprimer mon humble avis sur le texte « Les erreurs des maqdissistes&#8230; », je voudrais d&#8217;abord dire que la formulation selon laquelle « la démocratie est une religion mécréante » est malheureuse en français. Il s&#8217;agit en effet d&#8217;un arabisme car le mot dîn revêt une [...]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><strong>&nbsp;</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>بسم الله الرّحمن الرّحيم</strong></p>
<p style="text-align: center;"><strong>السّلام عليكم ورحمة الله وبركاته</strong></p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">Avant d&rsquo;exprimer mon humble avis sur le texte « Les erreurs des maqdissistes&#8230; », je voudrais d&rsquo;abord dire que la formulation selon laquelle « la démocratie est une religion mécréante » est malheureuse en français. Il s&rsquo;agit en effet d&rsquo;un arabisme car le mot dîn revêt une acception beaucoup plus large que le mot « religion ». En effet, le mot dîn ne désigne pas seulement, comme son correspondant français, le culte que l&rsquo;on rend à la divinité, mais aussi « la loi et le droit » (cf. al-Mou&rsquo;jam al-&lsquo;arabî al-&lsquo;asâsî, art. DYN) : « La vraie Religion, pour Dieu, c&rsquo;est l&rsquo;islam » (sourate &lsquo;Âl-&lsquo;Imrân, verset 19). Je dirais plutôt que la démocratie est un dogme.</p>
<p style="text-align: left;">Pour ce qui est du texte lui-même, qui se propose de discuter l&rsquo;opinion d&rsquo;al-Maqdisî, force est de constater qu&rsquo;il tente de ranger la démocratie dans l&rsquo;ordre du permis, sans user d&rsquo;arguments convaincants. Car la souveraineté est un concept juridique qui fait référence à la législation, c&rsquo;est-à-dire au pouvoir de faire et de défaire les lois. La démocratie est un système politique dans lequel le peuple est souverain : il est la source des pouvoirs. Comme le peuple ne peut, dans son intégralité, avoir la même opinion en matière du permis et de l&rsquo;interdit, c&rsquo;est l&rsquo;avis de la majorité qui fait loi, et c&rsquo;est elle qui décide pour la minorité. Donc, « le peuple est souverain » veut dire en fait que « la majorité est souveraine ».</p>
<p style="text-align: left;">En vérité, dans la pratique de la démocratie ce n&rsquo;est ni le peuple qui choisit, ni même la majorité, mais les détenteurs de capitaux, seuls véritables dirigeants réels. Les exemples crèvent les yeux en Europe et en Amérique.</p>
<p style="text-align: left;">Qu&rsquo;en est-il maintenant de cette démocratie par rapport à l&rsquo;islam ? Tout musulman sait que c&rsquo;est Dieu seul qui décide du permis et de l&rsquo;interdit, et que, par conséquent, la souveraineté appartient à Lui et à Lui seul. Des dizaines de versets établissent que la législation est une prérogative de Dieu seul.</p>
<p style="text-align: left;">Les exemples avancés dans le texte comme illustration de la démocratie n&rsquo;ont rien à voir avec le domaine législatif : la consultation, l&rsquo;élection des différents califes, le limogeage des responsables dont la &lsquo;Oummah est mécontente, le système de chancellerie (et non du droit romain !) pris aux Byzantins, tout cela n&rsquo;entre pas dans le cadre législatif du licite et de l&rsquo;illicite ; ce sont de pures dispositions pratiques ou administratives qui relèvent de la pure rationalité en matière de gouvernance. Et pour cause, si la souveraineté appartient à Dieu, c&rsquo;est la &lsquo;Oummah qui détient l&rsquo;autorité.</p>
<p style="text-align: left;">Quant à la question des élections, il ne s&rsquo;agit pas de l&rsquo;apanage de la démocratie. Les élections constituent une technique utilisée depuis la nuit des temps, y compris par la &lsquo;Oummah islamique, pour départager les concurrents ou les candidats. Il est donc légitime d&rsquo;y participer pour élire un candidat dont la piété, la probité et l&rsquo;honnêteté sont avéré. Mais que dire d&rsquo;une participation à des élections dont les candidats sont incroyants et vicieux ? Peut-on un seul instant songer à participer à ce genre d&rsquo;élection pour permettre à des candidats de cet acabit de mettre en vigueur des lois impies ?</p>
<p style="text-align: left;">Que la démocratie absolue n&rsquo;ait jamais existé, là n&rsquo;est pas la question. En effet, la démocratie est un système utopique qui, dans tous les cas, est en contraction totale avec l&rsquo;islam. Quant au problème que pose la participation à un système démocratique, celle-ci n&rsquo;entraîne pas nécessairement l&rsquo;apostasie, mais une transgression de la loi de Dieu. En revanche, s&rsquo;impliquer dans un tel système en le considérant meilleur que l&rsquo;islam est assurément un acte d&rsquo;incroyance.</p>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
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