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Écrit par Mahdy Ibn Salah  •  Catégorie : Roqya  •   •  Affichages : 2937

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Salam alaykum,

 

Merci pour toutes les connaissances et éclaircissements que vous nous apportez. J'aimerais si vous le voulez bien vous pencher sur le cas de l’exorcisme fait en Belgique en 2004 et qui a mal tourné. Visionné aussi le témoignage des parents de la victime et la version du sheik A. Qui dit vrai dans cette affaire ? En effet la victime Latifa que Dieu lui fasse miséricorde, est morte suite aux traitements qu'on lui a prodigués. Je m’interroge sur ce cas, les protagonistes ont-ils été dépassés par la situation ou ont-ils joué aux apprentis sorciers ? Lors de l'autopsie la victime était couverte d'hématomes et il y avait de l'eau dans les poumons. Y a-t-il une limite aux traitements par la roqia ? Est-ce que le démon n'a voulu sortir du corps de la victime que s’il emporte avec lui l’âme de celle-ci ? Suite à cela, je voudrais s'il vous plait que vous nous éclaircissez sur la différence entre la folie et la possession par un démon ? Quels sont les symptômes, comment faire la différence entre les deux car la littérature en psychologie ne fait pas la différence? Je vous remercie d'avance de la réponse que vous pouvez apporter. SALAM

 

 

Wa ahleik salam, orti al 'aziza,

 

Je n’ai pas visionné les témoignages dont vous faites allusion, donc je ne peux pas me pencher en faveur d’un parti contre un autre dans cette affaire, mais à titre de réponse : sachez que dans le monde de la roqya : l’incompétence du raqy peut être fatale !

 

En effet, certains raqy, quand ils n’arrivent pas à dissocier le malade du démon qui le possède peuvent porter, par déduction, atteinte à l’humain qui est affecté par la possession, en pensant nuire, par la même occasion, au démon.

 

Et, dans cette situation, le démon se moque royalement de transformer celui qui était sensé soigner en tortionnaire !

 

Et tout raqy qui agit de la sorte, c’est-à-dire qui s’acharne sur l’humain en pensant s’acharner sur le diable puisque pensant que le diable a pris le contrôle entier du corps, et ce, sans tenir compte des capacités de résistance de ce même corps est un malade !

 

En effet, le diable du patient peut rentrer dans le corps du soignant afin de détruire le patient par son propre soignant ! Le comble de l’ironie le diriez-vous ! Hélas, ceci est possible si le raqy est incompétent.

 

Ainsi, il est important de souligner qu’en roqya l’usage de la douleur n’est permis qu’avec le concours du patient de telle sorte qu’il y ait unité entre le patient et son soignant contre le démon et que la douleur soit régulée par le patient lui-même !

 

Il est interdit d’aller au-delà des capacités du patient, ni de faire une roqya contre la volonté du patient, car les conséquences peuvent effectivement être dramatiques !

 

Ainsi, bien sur que oui, il y a des limites dans la roqya dont le non respect peut engendrer des dommages, parfois irréparables !

 

Il est à mon sens interdit de faire boire des quantités d’eau coranisé jusqu’à l’extraction du diable car cela peut provoquer la mort par noyade ! Seul un fou, focalisé sur son objectif de faire sortir un diable, sans tenir compte de la santé de son patient, peut agir de la sorte !

 

Ainsi, soyez certaine que les personnes qui soignent, sans tenir compte de la capacité physique du patient, ni des limites à ne pas franchir, et qui ne sont pas immunisés par les ruses du diable lui-même sont, par conséquent, plus des dangers pour les malades que des guérisseurs !

 

Par ce genre de raqys, le diable se réjouit de rendre plus malade, les personnes qu’il possède !

 

Concernant votre question à l’endroit du rapport entre la mort et la sortie du djinn sachez que non, l’extraction d’un démon n’engendre pas la mort ! C’est uniquement le fait d’avoir exercé une pression sur le patient, contre sa volonté, et au-delà de ses limites et des limites à ne pas franchir que la roqya bascule du côté du nuisible.

 

En effet, faire un usage de la douleur en des fins thérapeutiques consiste à rendre utile quelque chose de nuisible en soi. Et, ceci n’est possible que s’il y a une gestion de la douleur par une maitrise et une acceptation des doses absorbées ! Ainsi, quand la douleur n’est plus maîtrisée c’est-à-dire quand il n’y a plus de gestion de cette dernière alors le dépassement peut provoquer la déchirure entre l’âme et le corps, en l’occurrence : la mort !

 

C’est pourquoi, le respect de sa propre capacité est un essentiel pour pouvoir rendre utile la maitrise de la douleur comme il en va de même pour la pratique d’un sport de dépassement ! Ainsi, ne pas tenir compte de la volonté du patient en thérapie est une grave erreur qui peut devenir fatale !

 

C’est pourquoi de notre côté, l’équipe de l’association Hayat, ne soigne que les personnes qui veulent volontairement se soigner, et nous n’imposons à personne de faire une roqya sans au préalable avoir gagné sa confiance, contrairement à ces incompétents qui vont immobilisés à plusieurs un patient, pour lui imposer une roqya qu’il ne veut pas ! Nul doute que si le patient s’exclame en disant : « arrêtez, arrêtez, arrêtez » et que le raqy ne s’arrête pas, en pensant que c’est le diable qui s’exprime alors nous allons aboutir indubitablement à un étouffement de la volonté du patient qui peut aboutir sur son décès comme il en va de même de l’étouffement qui peut provoquer la mort lors de mouvements de masse !

 

Concernant la différence entre la folie et la possession sachez que la folie, en thérapie musulmane possède une définition large, elle consiste à adopter une attitude anormale c’est-à-dire à quitter les normes !

 

Ainsi, un fou est quelqu’un de différent de part son comportement. A partir de là, tout musulman vivant en marge de la société de part son étrangeté peut être considéré comme un fou au sens islamique du terme.

 

C’est pourquoi, nous pouvons dire qu’il existe une bonne folie et une mauvaise folie. La mauvaise folie, à laquelle je pense que vous faites allusion, est celle qui est le fruit de la standardisation par rapport au repère interne faux qu’est celui du démon car le démon aspire, en effet, à nous déconnecter vis-à-vis du monde réel en développant notre liaison avec un mode virtuel.

 

Ainsi, le démon aspire à développer notre mauvaise folie afin de renforcer son emprise et d’accentuer la maladie car plus une personne est vulnérable et plus elle croit les informations que lui dictera son démon, et plus elle va se renfermer dans une bulle, en se coupant des autres, provoquant le renforcement de sa propre folie dans un cercle vicieux finement élaboré !

 

Cependant, il est important de préciser qu’il existe plusieurs facteurs provocateurs de la folie :

  • -         l’empoisonnement par les drogues, la sorcellerie et les médicaments des psychiatres. En effet, si vous cherchez bien, vous trouverez des points communs entre ces différentes substances qui expliqueront des effets communs pouvant découlés sur des cas de schizophrénie !
  • -         Il y a les chocs et les traumatismes qui peuvent renforcer une obsession chez un individu et l’affecter par des paranoïas
  • -         Il y a les dérèglements hormonaux et physiques

 

 

Comprenez que le sujet est très vaste car les dérivés de la folie sont très nombreux puisque l’impudicité comme le fait de parler à des inconnus comme si vous les connaissiez, les réflexions et les réactions enfantines malgré la maturité intellectuelle, ou l’autisme provoqué comme le fait de vivre seul dans sa tête malgré le fait d’être entouré, sont des formes de folie qui peuvent nous pousser à dire d’une personne qu’elle n’est pas normale ou qu’elle est « fofolle » pour ne pas dire folle !

 

Sachez, au final, que nous ne puisons rien de la psychologie occidentale dans l’élaboration de nos thèses et de nos connaissances sur le sujet. Nous avons établi un système de références et de notions par notre expérience, nos recherches, et notre retour au Coran et à la Sunna, que nous appelons « thérapie ou psychologie musulmane », par lesquelles nous analysons de manière islamique les problèmes de nos patients liés au domaine du mental et du relationnel, d’ailleurs nous travaillons sur le projet de construire un centre de sevrage et de désintoxication pour aider nos patients à se soigner de la folie provoquée.

 

J’entends par folie provoquée, un état de déconnexion avec le monde réel provoquée par un concours de circonstances comme le choc ou la prise de médicaments, car nous sommes convaincus qu’une folie qui n’existait pas dans le passé d’un patient peut se soigner entièrement, contrairement à ce que pensent ces psychiatres qui assassinent la conscience, et entretiennent la folie des gens par leurs médicaments !

 

J’en profite pour relancer les personnes intéressées qui veulent participer de manière active ou passive à ce projet à nous recontacter!

 

J’espère avoir répondu avec vos questions.

 

Mahdy Ibn Salah

 

 

 

  

 

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