Écrit par Frère Djamel - Catégorie : Actualité - - Affichages : 375



Les médias nous apportent chaque jours des nouvelles édifiantes, sous nos yeux se déroule une crise qui annonce des jours de plus en plus tragiques, propice à la division. Désunion favorisée par les revendications personnelles, les positions égoïstes, lâches et inhumaines.

Peut-on être consideré comme représentant d’un groupe alors même que la vaste majorite de celui-ci rejette ses paroles et actions ?  Les actes ne sont ils pas le reflet de nos convictions ?

Je veux parler ici de DAESH ou L’Etat islamique, ceux qui prétendent agir au nom de Dieu et de l’Islam en imposant leurs idéologies ténébreuses.

Leurs innovations qui se répète a travers l’histoire et qui raisonnent comme une mélodie connue de tous ainsi que leur fausse note qui berce le faux et recouvre la vérité en la désignant comme chef d’orchestre.

Comme je l’ai dit l’histoire se répète et constitue une preuve à l’encontre des détracteurs de l’Islam. En n’observant que la surface, occultant ainsi ce qui anime réellement plus d’un milliard six cent mille musulmans à travers le monde et plus de cinq millions en France, la masse est bercée par la mélodie du faux

L’extrémisme est vivement combattue par l’Islam que ce soit par la parole, les écrits et même la force car elle constitue une injustice et cause des dégâts et tragédies que je vais vous relater. Par ailleurs les musulmans ont consacré beaucoup de livres et de conférences au rejet du terrorisme.

L’émergence de cette secte remonte à l’époque du califat de ‘Ali . Ils ont renié  son statut de commandeurs des croyants, cherchant à le destituer, excommuniant les musulmans qui n’adhéraient pas a leurs doctrines.

Un compagnon du prophète Mohamed du nom de Ibn ‘Abbas profondément ancré dans la bonne compréhension de la religion avait tenté de les exhorter de les faire revenir à la raison en leur donnant les preuves de leur ignorance. La majorité rejoignit alors les rangs du gouverneur ‘Ali en acceptant leurs erreurs  mais une partie resta sur ses positions. De leur volonté de séparation leur vient le nom de khawarij (ceux qui sont sortie) .

Ils sont sortis contre le dirigeant autour duquel étaient réunis les musulmans, en versant le sang, en semant le désordre et la destruction ainsi que la division.

Posons-nous les bonnes questions.  

Qui peut être à l’abri de personnes dénuées de bon sens et de raisonnement ?  Personne.

D'après Mouawiya (compagnon du prophète), le Prophète (que la prière d'Allah et son salut soient sur lui) a dit: « Celui a qui Allah veut du bien, il l'instruit dans la religion ». (Rapporté par Boukhari dans son Sahih n°71 et Mouslim dans son Sahih n°1037)

Ici le mot instruire signifie la compréhension en profondeur et non une simple lecture ou mémorisation sans réflexion.
Dieu dit : [Voici] un Livre béni que Nous avons fait descendre vers toi, afin qu'ils méditent sur ses versets et que les doués d'intelligence réfléchissent. Sourate 38 verset 29.

En effet les actes de ce groupe (attentats suicides, attaques…) ne se justifient par aucune règles islamiques, même pas la folie. L’atteinte à la vie d’autrui, le suicide sont interdits dans l’Islam.

Dieu dit : C'est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre : il s'y trouve des versets sans équivoque, qui sont la base du Livre, et d'autres versets qui peuvent prêter à d'interprétations diverses. Les gens, donc, qui ont au cœur une inclinaison vers l'égarement, mettent l'accent sur les versets à équivoque, cherchant la dissension en essayant de leur trouver une interprétation, alors que nul n'en connaît l'interprétation, à part Allah. Mais ceux qui sont bien enracinés dans la science disent : "Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur! " Mais, seuls les doués d'intelligence s'en rappellent." Sourate 3 verset 5.  

Ce sont des personnes hélas qui ne reviennent pas aux gens de science et qui sont manipulés par la bêtise, la tromperie et l’égarement. Dieu nous enjoint de revenir aux gens de science et cela est une obligation religieuse qui permet de maintenir une compréhension saine.

" Nous n'avons envoyé, avant toi, que des hommes auxquels Nous avons fait des révélations. Demandez donc aux gens du rappel si vous ne savez pas. " S16 V43.

De nombreux attentats en Irak, en Syrie, en France, en Angleterre, en Espagne, en Algérie, au Maroc, aux Etats Unis et même en Arabie saoudite dans la ville sainte de Médine, et la liste est longue, ont été perpétré sans distinction et de façon ignoble et lâche. Nul n’est épargné.  

On désigne l’Islam et les musulmans comme responsables… Combien de temps nous faut-il pour nous désavouer de cette supercherie et être pris au sérieux ?

Les médias allument la mèche de la propagande et attise un peu plus la haine, les divisions, et les extrêmes y trouvent leurs carburants pour alimenter un brasier qui continue de s’étendre.

L’ampleur des conséquences de cette chasse aux sorcières est sans précédent, et ce même parmi les musulmans. Les complices de cette installation idéologique qui a grandi rapidement  ainsi que leur évolution n’est du qu’a une aide logistique, financière  des états venant de l’occident et du golf pour leur intérêt connue et inconnue et ses derniers ne cesse de discréditer l’Islam et les personnes qui applique cette religion en leur endossant la responsabilité.

On parle de radicalisation, une formule toute faite pour induire les gens en erreur. Le problème c’est tout simplement une mauvaise compréhension de la religion poussé à l’extrême, jouant sur la foi et les connaissances  de personnes faibles intellectuellement, les manipulant et les instrumentalisant. La solution ne peut être trouvée à l’aide de bombes, de balles, de destructions et de guerres interminables qui appelent à la surenchère et dont personne n’en connais le prix final.

L’islamisme est pointé du doigt. Mais qu’est ce que l’islamisme ? C’est pratiqué l’Islam ? Etre terroriste ?
Des mots mélangés et un cocktail qui fait peur… Quelle compatibilité entre la religion musulmane et le terrorisme ?

Le terrorisme pour faire court consiste à instaurer un climat de terreur et de peur par des actes violents sans limites. Vous avez certainement un musulman en tant que voisin, collègue, passant, ami, commerçant ou client. Celui-ci a-t-il semé la peur, la terreur ou l’insécurité par sa religion en vous rencontrant ?

Abû `Ubayd rapporta dans Al-Amwâl selon Sa`îd Ibn Al-Musayyab que le prophète Mohamed fit une aumône à une famille juive à son époque et que celle-ci continua alors à percevoir cette allocation de la part du trésor public des musulmans par la suite. Un jour, un convoi funèbre passa devant le prophète - paix et bénédictions sur lui - alors il se leva par respect. On lui dit : "Ce sont les funérailles d’un juif !" Il répondit: "N’est-ce pas une âme humaine ?"

Cette tolérance se manifeste également dans le comportement des compagnons et des successeurs envers les non-musulmans. Ainsi `Umar ordonna-t-il qu’une allocation permanente puisée dans le Trésor Public des musulmans soit versée à un juif et à ses enfants. Il ajouta : "Le Très-Haut dit : " Les aumônes ne sont destinées qu’aux pauvres, aux indigents, [...]" et ceux-là sont des pauvres parmi les Gens du Livre. Al-Kharâj d’Abû Yûsuf, volume 2, pp. 705-706 et notre livre Fiqh Az-Zakâh, volume 2, pp. 705 et 7 . Puis, sur son chemin vers le Shâm, il vit des chrétiens lépreux et ordonna qu’une aide sociale leur soit versée du Trésor Public des musulmans. Enfin, bien qu’il ait été poignardé fatalement par un dhimmi (Un dhimmi (en arabe : ذمّي) est un terme historique désignant selon le droit musulman un citoyen non-musulman d'un État musulman, ce citoyen est lié à celui-ci par un « pacte » de protection.) –du noms de Abû Lu’lu’ah Al-Majûsî -, cela ne l’a pas empêché sur son lit de mort de faire des recommandations au Calife qui lui succèderait : "Je recommande au Calife qui me succèdera d’être bon envers les gens de la dhimmah, d’honorer leurs pactes, de les protéger de leurs agresseurs et de ne pas leur assigner de charge supérieure à leur capacité." Rapporté par Al-Bukhârî dans son Sahîh.

De même, `Abdullâh Ibn `Amr ordonnait souvent à son serviteur de donner une part de leur viande sacrifiée à son voisin juif. Il y veillait tellement, et répétait l’ordre à chaque fois, que le serviteur s’en étonna et lui demanda la raison d’autant de sollicitude envers un voisin juif. Ibn `Amr expliqua : "Le Prophète - paix et bénédictions sur lui - dit : ’L’ange Gabriel n’avait de cesse de me recommander la bonté envers le voisin que je finis par croire qu’il allait lui accorder une part d’héritage.’"

Ce ne sont que quelque exemple de la manière de vivre à une époque ou L’islam était intact et possédait une base sure et solide imprégnée d’humanisme.

La tolérance se manifeste également dans le verset du Coran traitant des parents non musulmans en ordonnant aux enfants musulmans la bienfaisance, le respect: "Mais accompagne-les ici-bas avec bienfaisance." Sourate 31, Luqmân, verset 15.

De même, le Coran incite à la bonté et à l’équité envers les non-musulmans qui ne combattent pas les musulmans pour leur religion : "Allah ne vous défend pas d’être bienfaisants et équitables envers ceux qui ne vous ont pas combattus pour la religion et ne vous ont pas chassés de vos demeures. Certes, Allah aime les équitables."

Le dialogue,le respect et la politesse sont obligatoiures: «Et ne discutez que de la meilleure façon avec les gens du Livre, sauf ceux d’entre eux qui sont injustes. Et dites: 'Nous croyons en ce qu’on a fait descendre vers nous et descendre vers vous, tandis que notre Dieu et votre Dieu est le même, et c’est à Lui que nous nous soumettons'». (Coran 29/46)

L’islam est venu préserver les bases et l’essence même d’une vie de paix et on la retrouve dans la salutation des musulmans Assalamu’alaykoum  (que la paix soit sur vous).

L’islam est tout d’abord une attestation de foi qui engage à croire en la légitimité d’une adoration vouée à un seule Dieu unique créateur des cieux et de la terre, Celui qui régi et que Lui seule mérite l’adoration et en acceptant que Mohamed est le derniers et le sceau des prophètes envoyé à l’univers comme miséricorde. « Et Nous ne t’avons envoyé qu’en miséricorde pour les mondes » (sourate 21, verset 107).

Ceux qui connaissent l’histoire du prophète, reconnaisse ses qualités. Le Prophète a dit : « Celui qui n’est pas miséricordieux envers les gens, Dieu ne sera pas miséricordieux envers lui ».  Le terme « gens » englobe toute l’humanité au-delà de l’ethnie et de la religion. « Par Celui qui tient mon âme dans Sa main, Dieu ne pose Sa miséricorde que sur un miséricordieux » Ils dirent : « Ô Messager de Dieu ! Nous faisons tous preuve de miséricorde » Il dit : « Il ne s’agit pas de la miséricorde de l’un de vous pour son compagnon, mais de faire miséricorde envers tous les gens » Le but est de connaitre l’une des sources de l’Islam et celui que Dieu a choisi pour porter cette lourde tache et qui est l’exemple que Dieu demande de suivre.

Les deux sources de la religion musulmane  sont le Coran et la tradition prophétique elles sont complémentaires et indissociables. Pour comprendre la religion islamique il faut une connaissance des textes ainsi que leurs significations et interprétations, cela demande une étude longue et sérieuse. Demandons-nous sur quels textes s’appuient les faits de ses groupes terroristes ? S’agit il tout simplement de textes sortis de leurs contextes ? Ou bien d’une compréhension erronée qui donne lieu à une manipulation engendrant les dégâts que l’on connaît. La solution ? Un réveil des musulmans qui doivent retrouver leur identité perdu afin de préserver l’Islam  du juste milieu.

Pour ce faire, l’éducation doit devenir une priorité, j’entends par la éducation religieuse et mondaine, afin de construire des bases solides et rétablir l’entraide.

Le premier verset révélé fut : « Lis au Nom de ton Seigneur qui a créé ! Il a créé l’homme d’un caillot de sang. Lis ! Car ton Seigneur est le Très-Généreux qui a instruit l’homme au moyen du calame, et lui a enseigné ce qu’il ignorait. » (S.96-V.1 à 5)

Le prophète Mohamed savait- il lire ? Nous savons tous qu’il était analphabète et au moment de cette révélation il répéta sans cesse « mais je ne sais pas lire ». Cela montre l’importance portée à la connaissance et à l’éducation en islam.  

On entend ici ou par la des paroles choquantes demandant la fermeture de mosquées ou écoles islamiques, la sortie de l’Islam d’Europe, louant islamophobie etc. Et pourtant l’éducation passe par les mosquées ou les écoles, un encadrement est nécessaire pour cette jeunesse en quête d’identité est reste le meilleur rempart aux dérives.  

Pourquoi pousser les gens à la schizophrénie en leur demandant de renier leur religion qui est une base de leur vie, une croyance qui s’attache a chaque moment de la journée en leur dépossédant de leur fierté cultuelle.  

L’islamophobie augmente et les musulmans sentent un rejet de la part de la société, la fracture se fait plus grande. Le terrorisme doit être combattu par tous mais est-ce le cas ?

Regardons de par le monde les atrocités qui perdurent en Birmanie, en Syrie, en Palestine…autant de pays touchés par le terrorisme sous diverses formes avec dureté et sans relâches devant la face du monde.

Tant de personnes vivant dans la terreur, la peur, l’insécurité, dépossédées d’une vie normale. Pour quelle raison subissent-ils tout cela ? Aucune excuse ne peut justifier de telles atrocités. Combien de victimes sont attribuées à l’extrémisme religieux depuis ces 100 dernières années ? Combien d’autres sont imputables aux sociétés dites avancées et civilisées ces 100 dernières années ? Et l’Islam authentique du juste milieu, celui prôné par la vaste majorité des musulmans, combien de victimes aurait –il causé ces 100 dernières années ? Aucune !

L’Islam n’est pas le problème mais la solution ! Des actes isolés de déséquilibrés correspondent il à cet Islam ? L’incompréhension et la méconnaissance de cette religion poussent à la haine, la peur alors que les non musulmans n’ont rien à craindre de cette religion mais toute à y gagner.  

L’Islam appel à la justice, la confiance, l’entraide, l’honneur, le respect, il aspire aux nobles caractères et non aux vils comme la lâcheté, le mensonge, la manipulation ou l’injustice.

Il aide le musulman à vivre en harmonie totale avec le monde. Mais hélas aujourd’hui un déséquilibre majeur fait trembler les fondations d’une paix fragile entre les peuples alimenté par les plus bas instincts.  

Ce qui se joue est une épreuve de grande ampleur qui aura des répercutions sans équivalent dans l’Histoire.
Dieu dit : … Toutes les fois qu'ils allument un feu pour la guerre, Allah l'éteint. Et ils s'efforcent de semer le désordre sur la terre, alors qu'Allah n'aime pas les semeurs de désordre. (Le Coran, sourate al-Ma'ida, verset 64)

Les musulmans veulent éteindre le feu de la guerre en préservant en premier lieu la vie, la sécurité et la concorde. Les musulmans doivent fournir cette effort mais il en va de même l’Occident qui ne cesse de faire la moral sans l’appliqué, qui ne cesse d’être en conflit sans trouver de solutions de fonds.

L'envoyé de Dieu a dit: "Voulez-vous que je vous indique ce qui est meilleur que le jeûne, la prière et l'aumône ? Les gens présents lui ont dit: Certes, oui ! Il a dit: C'est d'endiguer l'inimitié et l'animosité, car laisser se propager l'inimitié constitue la haliqa (celle qui rase), je ne dis pas celle qui rase seulement les cheveux, mais celle qui rase la Foi" [Rapporté par At-Tirmidhî].

On nous parle de dissimulation (Taqyia) que les musulmans adopte selon certaines théorie fallacieuse mais sommes nous en guerre contre l’Islam et les musulmans ? Bien évidement que non. Le musulman se doit d’être droit et franc et si un pacte est conclu entre des parties celui-ci ne peut être rompu en trahissant de quelque façon le contrat qui les lies.  

L’éminent savant qu’était le cheikh Mahmûd Shaltût[8] (que Dieu lui fasse miséricorde) écrit : « Tout en donnant aux musulmans le droit de conclure des traités pour les objectifs qu’ils jugent bons, l’islam pose trois conditions à la validité de tels traités :
D’abord, ils ne doivent pas porter atteinte à sa loi fondamentale et à sa législation générale qui est le fondement de la personnalité islamique. Ceci est clairement exprimé dans la parole du Prophète (paix et salut à lui) : ‘Toute condition qui n’est pas dans le Livre de Dieu est nulle’ Al-Bukhârî, Livre des stipulations, chapitre : « Les écrits et la nullité des stipulations qui contredisent le Livre de Dieu » (2584), c’est-à-dire toute condition qui est en contradiction avec le Livre de Dieu.

Ensuite, ces accords doivent être agréés des deux parties. L’islam ne voit pas l’intérêt d’un traité imposé par la contrainte, la force ou l’envoûtement. Cette condition est liée à la nature même d’un contrat. Ainsi par exemple, quand un contrat porte sur un échange de marchandises (achat ou vente), le consentement des deux parties est indispensable : ‘mais usez de transactions mutuellement consenties’ Sourate 4, an-Nisâ’, verset 29. C’est donc à plus forte raison le cas d’un traité qui entraîne des conséquences sur la cohésion de peuples.

Enfin, les objectifs du traité doivent être clairs, les engagements et les droits précisément définis, sans laisser de place à l’interprétation et aux jeux sur les mots. C’est bien l’obscurité et le double sens dans la formulation des traités et la définition de leurs objectifs qui ont conduit les pays développés – qui prétendent œuvrer pour la paix et les droits de l’homme – aux guerres mondiales destructrices qu’ils ont menées. Mettant en garde contre de tels traités, Dieu dit : ‘Ne faites pas de vos serments un moyen de vous tromper mutuellement : vos pas glisseraient après avoir été fermes et vous goûteriez le malheur pour avoir obstrué le chemin de Dieu.’ Sourate 16, an-Nahl, verset 94.

Cela signifie que les engagements ne doivent pas contenir de tromperie cachée qui les invaliderait. » Tawfîq `Alî Wahba, al-Mu`âhadât fî l-islâm, pp. 100-101.

Les versets du Coran et les hadîth du Prophète (paix et salut à lui) soulignent l’obligation de respecter les engagements. Ainsi Dieu dit : « Ô vous qui croyez ! Tenez vos engagements. » Sourate 5, al-Mâ’ida, verset 1. Il dit également : « Soyez fidèles au pacte de Dieu. » Sourate 6, al-An`âm, verset 152. Et encore : « Tenez votre engagement : de tout engagement il sera rendu compte. » Sourate 17, al-Isrâ’, verset 34. De nombreux autres versets comportent des exhortations similaires.

Parmi les hadîth du Prophète (paix et salut à lui), on peut citer celui rapporté par `Abdallâh ibn `Amr selon lequel le Prophète (paix et salut à lui) a dit : « Il est quatre caractéristiques qui font de celui qui les possède un hypocrite total, tandis que celui qui possède l’une de ces caractéristiques possède une part d’hypocrisie jusqu’à ce qu’il s’en débarrasse : trahir lorsqu’on lui a confié un dépôt, mentir lorsqu’il parle, ne pas tenir ses engagements, être de mauvaise foi lorsqu’il se dispute. » Al-Bukhârî, Livre du tribut et de la réconciliation, chapitre : « Le crime de celui qui s’engage puis qui trahit » (3007)
    
Les Sunan (recueil de récit prophétique) d’Abû Dâwud contiennent encore cette parole du Prophète (paix et salut à lui) : « Quiconque commet une injustice envers un non-musulman lié par un accord de paix, le rabaisse ou lui impose de trop lourdes charges, ou encore lui prend quoi que ce soit contre son gré, me trouvera plaidant contre lui le Jour du Jugement. »

Tout cela a été établi à une époque ou l’Islam était fort et possédait son propre état. Aujourd’hui est ce le cas ?

Les musulmans vivent de la même manière que les autres en tant que citoyens du monde. Nul doute sur le fait qu’il doit adopter un comportement paisible, respectueux, tolérant propice au vivre ensemble s’interdisant d’agresser ou de se comporter de façon contraire à la spiritualité ou l’éthique demandée par cette religion.  

Pour conclure nous voyons que la seule issue possible est le dialogue, la confiance et le respect de chacun. Pensons collectif et non égoïste.  

Ô hommes! Nous vous avons créés d'un mâle et d'une femelle, et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d'entre vous, auprès d'Allah, est le plus pieux. Allah est certes Omniscient et Grand-Connaisseur. Sourate 49, verset 13.

Le 19 Juillet 2016  
Gherbi Djamel
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