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Écrit par Mahdy Ibn Salah  •  Catégorie : Actualité  •   •  Affichages : 229


Salam 3aleikoum,

Nous avons abordé lors du dernier cours en ligne la notion de l’angoisse, du stress et de l’anxiété mais nous avons omis de mentionner l’angoisse liée à l’avenir sombre, étant donné que des crises multiples et globales vous nous frapper de manière alignée.

 Il est vrai que le climat actuel est anxiogène dans la mesure où tout porte à conclure que nous nous rapprochons d’un effondrement civilisationnel inéluctable. Ce climat pousse à la naissance d’un courant de pensée qu’est la « collapsologie, » cette discipline qui s’intéresse aux scénarios du pire, concernant l’avenir, afin justement de les anticiper.

J’aimerais, dans ce présent article, mettre en relief la nécessité de faire preuve de mesure et d’adopter une posture de juste milieu, et de ne pas tomber consécutivement soit dans une négation qui nous empêcherait de nous préparer, soit dans une forme de paranoïa qui nous pousserait à voir le mal tout partout, qui soulignons-le est le fléau du siècle !

En effet, même si anticiper relève souvent de l’intelligence, une anticipation relevant de la paranoïa peut s’avérer être d’une extrême dangerosité étant donné ici le caractère dominant d’une lecture orientée par le démon, qui à travers du vrai peut nous mener à la perte !

Il est important de souligner que le démon peut nous enseigner le bien, peut nous demander de faire le bien à l’exemple de la multiplication d’actes surérogatoires mal placée (générant une forme de répugnance pour des individus neutres) de sorte que l’on se leurre à se penser bien agir et qu’il nous rend psychotique par notre propre dévotion.    

Nous parlons effectivement de paranoïa, en thérapie musulmane, à partir du moment où la lecture de la réalité est dictée par un démon qui pousse le paranoïaque à voir de la récurrence et à faire des rapprochements externes qui n’existent en réalité qu’à l’intérieur de son esprit ! Ainsi, le point commun entre les différentes interprétations des événements que se fait le paranoïaque, c’est son Qarin ! Et, ce dernier peut sortir du sujet et provoquer des situations pour lui donner l'illusion, en ressenti, qu'il y a un point commun entre plusieurs situations, dont la liaison n'existe que par le Qarin...

Du coup, si un sujet se fie à son propre Qarin dans l’interprétation de différents évènements, et ce, jusqu’à désigner un mal commun à ces derniers, à travers lequel va s’opérer une forme de centralisation, et de focalisation alors nous pouvons dire qu’il souffre d’une forme de paranoïa !

La paranoïa peut s’axer autour d’un individu à l’exemple de l’érotomanie, comme autour d’une caste (l’élite qui veut instaurer un nouvel ordre mondial), comme autour d’un avenir comme l’effondrement, comme autour d’une croyance comme l’espionnage…   

Il est connu, en thérapie, que la focalisation sur une créature nous rend malade, quand bien même cette chose serait thérapeutique en soi, d’où la nécessité de faire preuve de mesure afin que la conscience de la réalité d’un danger ne soit pas gaspillée par une focalisation qui va nous éloigner de la posture médiane, à savoir : anticiper avec intelligence et recul, et non psychotiquement !

Nous traversons une époque anxiogène où pullulent les cas de paranoïa, particulièrement les formes moins graves comme celles qui concernent les théories du complot, ou l’effondrement, menant à la naissance, par exemple, du courant survivaliste.

Il est évident que ces théories sont vraies, mais il est important de souligner que le danger ici réside dans la mauvaise gestion de la réaction car il est connu que le diable veut corrompre, mais aussi corrompre la manière de résoudre la corruption de sorte que son emprise soit totale, à l’exemple de la corruption des soignants pour que la maladie (provoquée par lui) de ceux qui cherchent des remèdes soit perpétuelle !

Wa bilahi ta3ala taoufiq
Mahdy Ibn Salah
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