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Écrit par Mahdy Ibn Salah  •  Catégorie : Croyances  •   •  Affichages : 419
As salam alikoum,
Je ne sais pas réellement par où commencer, parce que je chemine dans une complexité d'idées. Je suis une étudiante française, d'origine malgache, j'habite à Montpellier depuis l'âge de 6 ans, j'en ai 25 maintenant. Etant née dans une famille chrétienne j'ai été scolarisée à Madagascar dans une école de bonne sœur, à mon arrivée en France ma mère m'a inscrite dans un cours de catéchisme, j'ai également effectué un pèlerinage à Lourdes. Mon histoire est un écho de beaucoup d'autres, j'étais confuse dans ma religion, étant fermement croyante en Dieu, je ne comprenais pas ce que l’on m’enseignait. Je me suis convertie en 2016, après de nombreuses conversations, réflexions et l'achat du Coran lors d'un voyage au Sénégal. 
Après ma conversion à 22 ans, j'ai effectué un voyage seule, en Thaïlande, durant lequel je me suis retirée sur une île et je lisais beaucoup, à l'époque je n'avais encore aucune pratique, je voulais m'informer encore et encore. Lors d'une journée à lire le Coran sur la plage, à l'ombre d'un arbre, voilà que je suis tombée sur un passage parlant du bien fait de s'écarter pour méditer et pleurer sur ses pêchés, j'ai alors, pour la première fois sentie que j'étais réellement sur la bonne voie. 
Durant mon séjour sur cette île, j'ai appris à faire la prière. Ayant été, encore une fois, seulement dans la théorie, je me suis rendue le vendredi de cette semaine-là dans une mosquée. J'ai prié pour la première fois, avec ces femmes, à l'autre bout du monde, seule, guidée par Allah. Après la prière, certaines de ces femmes m'ont invité à partager un tuc-tuc. Sur le chemin, j'ai levé les yeux et j'ai observé le ciel qui était remplit d'étoiles, comme un tableau. Je venais de vivre une expérience que jamais je ne pourrai retranscrire même si j'avais toute une vie pour le faire. 
En rentrant de ce voyage, j'ai dû confronter ma mère. Il faut savoir que je n'ai aucun musulman dans mon entourage, même parmi mes amis. C'était assez complexe puisqu'on parlait beaucoup d'attentats, ma mère pensait tout bonnement que l'on m'avait embrigadé... elle a refusé de me parler et m'a menacé de me renier, ce qui m'a frappé c'est que je n’en ressentais pas une très grande tristesse, alors que je suis très proche de ma mère, de plus je suis fille unique. Encore une fois, un sentiment au fond de moi me rassurait sur ce chemin, alors je me suis contentée d'adopter un bon comportement lorsque j'avais l'occasion de croiser ma mère, je me suis mise à réussir à l'université, alors qu'auparavant je n'avais jamais réussi à valider une année universitaire. J'ai arrêté des interdits, je ne trouvais plus de plaisir à sortir, les conversations avec beaucoup de mes copains me semblaient de plus en plus futiles, alors le temps m'a éloigné de beaucoup d'entre eux. 
J'étais sur un chemin mais je savais que ça ne suffisait pas, il me manquait encore des choses. A l'époque aussi, j'ai commencé à diversifier mes sources de connaissances. Moi qui auparavant brulait le temps devant la télé et tout ce qu'elle peut diffuser, je me surprenais à trouver du plaisir à me renseigner sur la physique quantique, sur les courants de pensées. Etant étudiante en sociologie, j'ai commencé à me nourrir une critique personnelle sur ce que j'étudiais. 
Je n’étais pas réellement constante dans ma foi, il m'arrivait de transgresser, je sais maintenant que c'est parce qu'il me fallait baser cette foi sur une logique qui transcende toutes les dimensions. Un soir, je suis tombée sur une de vos vidéos, dans laquelle vous parlez de l'illusion de la vie d'ici-bas. Cela m'ait venu comme un choc, j'ai pleuré toute la nuit parce que tout mon être venait de comprendre un élément clé. 
Puis la vie a cheminé, avec le poids illusoire que l'on donne à des problèmes de la vie. En décembre 2017, je suis allée à Madagascar avec ma mère, cela faisait 10 ans que je n'y avais pas remis les pieds. J'ai recommencé à boire de l'alcool, comme pour éviter des obstacles aux retrouvailles avec ma famille, comme si je voulais effacer des différences pour que je puisse optimiser ce voyage et retrouver mes proches. Directement après mon retour, j'ai déménagé à Toulouse pour faire un Service civique dans une ONG, en effet, étant étudiante à distance j'ai la liberté de voyager tout en continuant mon cursus scolaire et ainsi le combiner avec d'autres activités professionnel, associatifs, etc. parce qu’à mon retour de Thaïlande j'ai eu également un grand intérêt à œuvrer dans des associations humanitaires et autres. J'étais apaisée, en ce temps. 
Arrivée à Toulouse, j’étais déstabilisée parce que je me suis retrouvée à travailler au sein d'une équipe et à habiter dans une collocation. Encore une fois, l'envie d'intégration a eu raison de ma foi... j'ai délaissé ma foi et ma spiritualité. Mon passage, et donc mon contrat de Service civique, à Toulouse a duré 9 mois. Durant les derniers mois, j'ai rencontré quelqu'un, un non musulman. Je sais maintenant qu'auprès de lui j'ai trouvé un moyen d'étouffer mes pensées et mes turpitudes. Mais je me trouvais très fatiguée, angoissée, triste sans savoir réellement pourquoi.
Début octobre, à mon retour à Nice, je me suis retrouvée seule. Mais la solitude m’angoissait, je n'arrivais pas à comprendre comment j'ai pu apprécier la solitude auparavant. Je ne pensais qu'à une seule chose, retourner à Toulouse. Mais lorsque j'entamais les démarches, cherchais du travail ou encore un appartement, j'avais une boule dans le cœur et quelque chose au fond de moi me disait que ce n'était pas le bon choix. Mais je ne voulais pas écouter, je voulais retrouver une vie entourée par ces gens et mon copain, ce qui était paradoxale puisque je n'étais pas du tout épanouie dans mes relations. Cela n'avait aucun sens. 
Mi-novembre, j'ai visité un appartement sur Toulouse. Etant dans l'extrême envie d'y retourner, j'ai laissé un chèque pour réserver cet appartement. A la sortie de la visite, j'ai failli pleurer, mon état émotionnel de non-sens était à son apogée. Mais j'ai rejoint très vite des amis, et ma réflexion fut alors interrompue.
Lors de ce week-end, je n'ai trouvé aucune joie, au contraire. Dans le train du retour j'étais très perturbée, je recommençais à me poser des questions sur l'intérêt de la vie, comme lorsque je n'avais pas encore connu l'Islam. J'ai recommencé vainement à prier, je demandais à Allah d'enlever cette illusion d'amour que je portais pour cette vie et pour mon copain qui me perturbais beaucoup, parce que lors de nos conversations je ne pouvais que mesurer la différence immense dans nos valeurs et nos conceptions de la vie, puis on rigolait, puis je souhaitais ne plus y penser. Alors je priais Allah de m'aider mais dans le même temps je continuais à alimenter mes maux. Je regardais beaucoup vos vidéos, sur les dérives du coup de foudre, de l'amour etc. cela me faisait beaucoup de bien. Mais je savais que tout devait venir de moi. 
Je suis en troisième année de Sociologie actuellement mais mes études n'arrivaient pas à me distraire de mes pensées, alors j'ai recommencé mes lectures sur la politique, l'histoire de certains pays comme l'Ethiopie, ou encore, l'Indonésie. Je me suis intéressée à des textes, j'ai découvert des philosophes comme Averroès, entre autres. Je voulais à chaque fois me défaire de mes attaches sentimentales pour m'alléger mais je n'y arrivais pas, du moins je sentais que j'étais petit à petit en train de partir mais je revoyais mon copain, que je cherchais pourtant à quitter. Alors je retournais à la case départ 
La semaine dernière, je suis une nouvelle fois partie voir mon copain. De plus en plus, lors de nos rencontres, je sentais une gêne, une distance... durant mon passage nous avons eu une grande conversation sur la religion. Ce fut l'aide d'Allah, il a dit des choses qui m'ont profondément touché car en critiquant la religion, il me reflétait une facette qui est à des années lumières de l'humanité. Ce soir-là nous avons dormi avec beaucoup de distance, pour lui comme pour moi cette conversation a remis les pendules à l'heures, étant sur le point de m'endormir, dans ses bras, j'ai sursauté d'un coup, dans un souffle j'ai ouvert grand les yeux et comme par une voix, une pensée envahissait tout mon être "la fin des temps, le jugement dernier". Comme si on me l'avait crié très fort dans l'oreille et que tout mon être faisait des échos.
Je suis rentrée à Nice le lendemain, arrivée chez moi je me suis endormie. En me réveillant, un peu plus tard dans la soirée, j'ai eu une grande envie d'enlever les rejoues de tresses que j'avais sur la tête, j'étais déterminer à faire mes grandes ablutions à l'aube et faire la prière, cette fois avec de grandes intentions. Et effectivement c'est ce que j'ai fait, durant cette prière j'ai demandé à Allah de m'aider à oublier cet homme, de me ramener auprès de lui et de me montrer la vérité. Je suis ensuite allée à la bibliothèque dans la journée pour réviser mes cours. Sur le chemin du retour, mes pensées étaient diverses, je ne savais pas trop ce que j'avais dans la tête mais je sentais quelque chose. En rentrant chez moi je me suis précipitée pour faire la prière, non seulement par obligation mais j'en ressentais réellement l’envie, je venais de réaliser concrètement qu'il n'y a point de refuge si ce n'est au près d'Allah. Je me suis repentie, j'ai pleuré énormément sans pouvoir m'arrêter. J'ai ouvert le Coran et directement je suis tombée sur un verset parlant de l'ingratitude de ce qui implore une aide mais qui dès l'obtention se détourne. J'ai pleuré.
Avant la dernière prière, j'ai continué à lire, mes cours me paraissaient futiles à côté de tout ce que j'apprenais. Je m'interrogeais beaucoup sur le pourquoi de cette expérience à Toulouse, car de mes erreurs je veux tirer des leçons, alors je pensais à cet homme que j'ai pu aimer alors que la lumière en lui était faible en idolâtrant des icônes et des coutumes d'une culture qu'il ne saurait remettre en question. Après la dernière prière, j'ai une nouvelle fois lu le Coran, et là mes yeux sont tombés sur un verset disant de ne pas se porter garant sur ces personnes qui ont pris leur passion pour une divinité, j'en été bouleversée. Cela faisait beaucoup de signes, je me sentais déstabiliser par autant de démonstration d'amour. J'ai pleuré et fermé le Coran.
J'en viens enfin à mon sujet, désolée mais il me fallait vous dire ces quelques détails pour contextualiser car je ne comprends pas réellement ce qui m'arrive. Ce même soir, j'ai continué à lire, à lire, beaucoup. A une heure tardive, je ne saurais même pas vous dire quelle lecture de plus m'a mis dans cet état mais j'ai commencé à tout comprendre. Le rêve dans un rêve... et si tout cela, au-delà de la vie illusoire établit pour l'épreuve, si cette épreuve été avait détournée par une autre réalité que l'on a voulue nous faire croire, à travers l'Histoire, les "héros", les guerres... J'ai eu un énorme choc, je suis persuadée que je venais de découvrir là l'un des énigmes à mon évolution. Comme si ma foi venait de se compléter avec une autre connaissance. J'ai alors trouvé sens à tout ce que j'ai pu lire depuis le début, comme depuis toutes ces années j'étais sur une quête de vérité qui nous dépasse plus encore.
Le lendemain, j'ai quitté mon copain et alors que je voulais le faire depuis des mois et que mon cœur me serrait comme une bague trop petite, je n'ai pas ressenti ne serait- ce qu'une seule graine de tristesse. Tout me paraissait futile puisque j'étais sur le point de comprendre que nous sommes des êtres de lumières et que le rêve dans le rêve, battis par des êtres malfaisants, nous donnait un poids trop important à la futilité pour que l'on ne puisse pas prendre pleine conscience de notre essence.
Toutes ces réflexions n'ont que quelques jours, je prends mon temps pour m'informer tout en gardant un esprit critique et une confiance en Allah. Je pense avoir compris des choses mais je ne sais pas à qui en parler, sans être prise pour une folle mais surtout sans que l'on m'écarte d'une interprétation de la vérité, qui je veux garder en adéquation avec la religion et ses pratiques. 
C'est alors que j'ai pensé à vous, je ne sais pas... 
Je sens au fond de moi que je dois faire quelque chose mais quoi ? Je continuerai mes recherches, en étant plus défaite de mes bagages émotionnels. Je ne sais pas trop où je vais cheminer alors il faut que j'en parle. Cependant je suis sûre d'une seule chose dans tout ça, que jamais plus je ne pourrai vivre comme avant.
Merci de m'avoir lu et je m'excuse pour mes nombreuses fautes.
Bien cordialement,
M.

Wa 3aleikoum salam, okhty al karima,

Rien n’arrive par hasard ! La vie est un voyage ! Et, ceux et celles dont les jours se ressemblent ne voyagent pas, en réalité, ils ne font que faire du surplace !

Rien de plus malheureux que de ne pas bouger ! Or, bouger ne se limite pas au corps, on peut bouger idéologiquement en évoluant et en épousant la Vérité : cette doctrine sensée nous transformer et nous changer !

Il faut être convaincu qu’une foi qui ne transforme pas, qui ne mène pas à prendre des risques dans la vie, n’est pas véritablement une foi ! En effet, par rapport à l’islam, de deux choses l’une, ou bien :
  • tu te transformes par sa croyance
  • tu prends l’islam comme une simple culture
Faire de l’islam une culture, c’est limiter l’islam à un ensemble d’actes accomplis dans le confort, sans réels changements, à l’exemple de ces « musulmans de France », qui vivent leur islamité sans se défaire du système de résidence comme si l’islamité était compatible avec l’adhésion à un système hostile !

L’islam est une identité contrairement à ce que peuvent penser les égarés qui portent l’islam seulement dans la langue ou le vêtement !

L’islam est la vérité et la vérité est toujours moquée, dans un premier temps, ensuite elle est combattue, puis elle finit par triompher, et au final, les gens commencent à y adhérer en masse en raison de la brillance du vrai quand il gagne le pouvoir, telle la lumière du soleil au zénith !

Nul doute que les premiers adhérents de la vérité ne sont aucunement comparables aux derniers adhérents car les premiers sont des gens de foi, des gens qui agissent justement en fonction de leurs convictions quand le contexte est hostile à la différence des derniers qui sont davantage orientés par des ambiances et des contextes que des idées et des valeurs…

Soyez une personne qui accorde de la valeur et de l’importance aux détails car c’est par la maîtrise des détails que l’on mesure la compétence et la qualité d’une prestation ! Or, il s’agit ici d’un détail au niveau du ressenti, à vous de le comprendre et de le développer…

Ne vous laissez pas avoir par l’accoutumance qui veut que vous adhérez à un islam de culture plutôt qu’un islam de conviction

Qu’Allah ne freine pas votre élan
Mahdy Ibn Salah
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