Salam 3aleikoum, mes frères et sœurs fillah,

Cela fait très longtemps que je n’ai pas écrit sur mon site, et il faut croire que le lien, entre nous, s’est, plus ou moins, brisé. Il est vrai que l’entretien est le pilier de la pérennisation, et que si l’on désire, par conséquent, faire perdurer une liaison : nous avons le devoir de l’entretenir par du partage, que celui-ci soit en temps comme des visites de fraternisation, ou en réflexion, à l’exemple de correspondances écrites, ou tout simplement : par de belles opinions que l’on peut se destiner par la pensée.

Ces derniers temps, je me suis énormément centré, concentré sur moi-même, et c’est ce qui explique ma déconnexion : plus d’1 an à parcourir le monde… Le temps passe vite, les paysages aussi, on sent que la fin se rapproche, et qu’il est, par déduction, primordiale de saisir les occasions qui nous sont données pour changer, se réformer et surtout se racheter…

Du coup, je me suis, très souvent, réfugié dans la nostalgie car il ne me restait plus que cette lucarne pour entretenir des liens moyennant la méditation.

D’un autre côté, je ne pouvais pas entretenir ma cadence à vous écrire moyennant mon site-web car celui-ci a été piraté depuis très longtemps, et ce, jusqu’à devenir totalement inaccessible ces derniers mois. Ayant délaissé tous les réseaux sociaux, j’ai donc pratiquement disparu pour ces nombreuses personnes qui malheureusement ne construisent de liens que par la voie du numérique !

Je me suis arrêté sur cette piraterie, et j’ai médité la notion d’animosité car il est évident que seul un ennemi peut œuvrer à saboter vos actions. Aussi, il y a deux types de cible pour un ennemi : vous et ce que vous pouvez produire de positif. Dans ce sens, c’est une victoire pour l’adversaire, s’il parvient à briser le positif que vous pouvez apporter aux autres.

En effet, il fait partie du sens de la vie que de veiller à se rendre utile. A bien réfléchir, quand je regarde en arrière, j’aurais pu émigrer dans un île, en plein milieu de l’océan indien, à me faire balancer sur un hamac accroché à deux cocotiers, tout en sirotant un jus de maracuja… Mais j’ai choisi la voie de la da3wa, la voie de la Roqya, celle de l’humanitaire en faveur des opprimés et des sans voix !

Il devient compréhensible que je sois sujet à de l’animosité, et ce, comme toutes les personnes qui œuvrent dans le même sens, et donc particulièrement en provenance des ennemis de l’islam. D’ailleurs, je ne sais pas pour vous, mais avez-vous remarquer l’effort déployé ces dernières années par les ennemis de notre religion pour accentuer la propagande anti-islam. On parle de propagande quand la communication est justement dévoyée pour imposer une lecture biaisée de la réalité. Dans cette optique, il est vraiment malvenu de critiquer toute personne qui fait du kheyr pour la Oumma même s’il y a des choses à redire, parfois, sur la manière ou les plate-formes utilisées.

Mais le plus désolant dans l’affaire : n’est pas là ! C’est que l’animosité : je l’ai connu davantage chez ces pseudo-musulmans remplis de jalousie… C’est triste, mais c’est quelque chose que je ne vous apprends pas ! « Si tu as réussi, c’est que ton frère ne t’a pas vu » énonce un adage du bled qu’Aziz de Maurepas avait cité lors d’une conférence à Nanterre.

Ainsi, la spiritualité est quelque chose qui manque énormément aux membres de notre Oumma, et sans spiritualité : c’est la laideur comportementale qui va ressortir dans nos liaisons. Avant, les gens vils n’étaient pas surexposés car les sociétés anciennes se donnaient les moyens de les canaliser voire de les mettre en quarantaine par des expulsions ; sociétés musulmanes ou non d’ailleurs !

Aujourd’hui, les ennemis de l’islam, les racistes, les hypocrites, les apostats, les charlatans, les égarés en tout genre ont pignon sur rue, et ce, à cause des réseaux sociaux, accélérant de surcroît la décadence du monde, et de la Oumma, en raison du phénomène d’affiliation naturelle suiveurs&meneurs. Et effet, à la différence de la vérité, les meneurs du faux n’ont pas besoin de créer un groupe structuré pour vaincre, ils leur suffit seulement d’être surexposés pour qu’un environnement toxique propice à l’encouragement du mal puisse s’installer ! Dans ce sens, s’explique la décadence de la génération 2000-2010 où des actes inimaginables auparavant s’accomplissent, sans scrupules, dorénavant !

On peut dire que la guerre numérique : nous l’avons perdu d’avance car il est inconcevable de vaincre le faux au sein d’un espace qu’il dirige, si l’on ne cherche pas à quitter le bas pour prendre les commandes, et ce, surtout si pour prospérer : il faille se plier aux lignes comportementales directrices imposées, d’en haut, moyennant leurs algorithmes. Les phrases « n’oubliez pas de vous abonner, de cliquer sur la cloche, de liker, et de commenter » sont comme des rituels incantatoires qui révèlent votre adhésion à une oumma virtuelle. On peut donc se poser, à raison, la question de savoir : si les musulmans appartiennent plus à la Oumma de l’islam ou à la Oumma de Youtube, de facebook & co ?

Le pire, c’est quand des illusionnés vont penser servir la Oumma de l’islam à partir de ces plate-formes ! Là, il y a débat mais, hélas, peu de personnes clairvoyantes parviennent à voir qu’il n’y a rien d’islamique dans une finance incluse dans un système reposant sur le Ribba, rien d’islamique dans une psychologie incluse à l’intérieur d’une lecture occidentale de la nature humaine, rien d’islamique dans une hijra incluse à l’intérieur d’une société qui ne reposent pas sur le Kitab et la Sunna…

« Rien d’islamique », l’expression est peut-être dure mais on a besoin de radicalité pour désillusionner ces nombreuses personnes qui pensent œuvrer de manière complète dans la voie d’Allah alors qu’ils ne produisent que du « vent » ! La baraka est une notion fondamentale, et elle implique la multiplication des effets positifs d’une œuvre. Ainsi, sans un respect du Tawhid, il est impossible que notre œuvre soit empreint de baraka, ce qui signifie qu’en soumettant l’islam à un système étranger hostile auquel il va contribuer alors il ne peut qu’être dépouillé de sa profondeur pour ne produire qu’une islamité de surface !

C’est là où l’on peut débattre : doit-on arrêter d’œuvrer dans le focal quand on a évidemment perdu à l’échelle globale ? Arrêter de consommer quand ma consommation contribue à renforcer des ennemis surtout si cette consommation est essentielle ? La réponse est évidemment non, cela n’est pas parce que l’on ne peut pas tout faire que l’on doit rien faire ! Ceci étant, il est important d’enseigner un état d’esprit qui devrait caractériser le musulman des temps modernes : à savoir que le monde dans lequel nous nous trouvons, virtuels ou réels, ne doit être qu’un moyen voire un tremplin vers la société idéale, et qu’il nous appartient donc le devoir d’œuvrer à ce que celle-ci voit le jour !

Le problème, c’est qu’ils sont nombreux ceux qui se contentent de vivre un islam inclus à l’intérieur
d’un système opposé jusqu’à n’avoir de l’islam que la forme. Forcément, celui qui vient avec un tel discours sera pris en animosité car il va casser des business, des traditions, et des intérêts, et c’est le prix à payer quand on chemine dans la voie du Tawhid !

Toute ma vie, j’ai œuvré à être cohérent et à produire quelque chose d’utile pour moi et les autres. Je reconnais que s’isoler n’est pas une bonne chose car, je le rappelle, l’ennemi veut soit vous briser directement, et quand il n’y parvient pas alors il s’attaque à votre apport quand celui-ci est positif et surtout utile aux autres.

Si je devais résumer les piliers de la voie que j’entreprends de suivre actuellement, je citerais :

  • L’authenticité
  • La spiritualité
  • La justice
  • Le califat

Le premier pilier m’attirerait la foudre des hypocrites qui n’accepteront pas d’être dévoilés et démasqués. Le second m’attirera la colère des personnes laides au niveau du comportement comme les jaloux qui n’accepteront pas d’être blessés dans leur amour propre. Le troisième m’attirera inévitablement l’adversité des corrupteurs qui ne voudront pas perdre leurs intérêts, et enfin le dernier pilier m’attirera, sans aucun, l’hostilité des gouvernements qui ne veulent pas d’une renaissance de la Oumma.

Je pense que vous êtes nombreux et nombreuses à vous reconnaître dans ces piliers, qui à mon sens caractérise la voie de l’islam authentique, pour notre époque. J’avais besoin de l’écrire et je sais que clarifier les choses à l’endroit d’une voie, est un coup porté simultanément à Chétan qui gagne à nous voir dans le flou. J’espère dans un prochain article apporter plus de détails sur ces différents piliers afin que vous puissiez par l’illustration, mesurer leurs bien-fondés, et surtout connaître la manière de leurs établissements.

Wa bilahi ta3ala taoufiq
Mahdy Ibn Salah

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