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Écrit par Mahdy Ibn Salah  •  Catégorie : Croyances  •   •  Affichages : 551


Selem aleykoum wa rahmatouLlah wa baarakatouh

Akhi lkarim,

J’espère que vous allez bien ainsi que tous les membres de l’association bi idhni Llah
Je ne sais pas si vous vous souvenez de moi mais j’ai participé au séminaire de fin février hemdouliLlah où régnait une ambiance très chaleureuse et motivante Allahuma baarik. Une ambiance qui me manque beaucoup.
J’aimerai tellement pouvoir revenir régulièrement pour avoir ce cadre élévateur. Mais avec la distance c’est vraiment compliqué. Malgré le fait que je n'apprécie vraiment pas cet endroit, je regrette tellement d’avoir quitter la région parisienne avant de vous avoir connu car-pour moi la distance est un frein immense.
J’ai tellement besoin de cadre pour m’épanouir, seule je n’y arrive pas. J’ai quasi supplié le père de mes enfants de me donner ce cadre car j’ai l’impression d’étouffer dans la routine quotidienne sans motivation élévatrice, le train-train quotidien me tue à petit feu.
Mais lui n’a pas la même vision de la vie et se satisfait du rythme métro-boulot-dodo et salat.
Lui est suiveur tout comme moi, mais j’aspire à évoluer tandis que lui se contente de routine et ne souhaite vraiment pas changer ses habitudes.
Du coup après 11ans de vie commune, nous nous sommes rendu compte que l’on avait plus rien en commun hormis les enfants et nous avons décidé de nous séparer. Qadar Allah.
Pour ma part cela fait des années que j’ai ouvert les yeux sur la situation et donc je me sentais très malheureuse dans mon couple, mais j’avais peur de prendre la responsabilité de la  séparation, vis a vis de la religion et des enfants.
Mais finalement après des questionnements et beaucoup de souffrance intérieur de vivre avec quelqu’un qui ne me convient pas, hemdouliLlah il a finalement avoué qu’il ne ressentait rien non plus pour moi bien qu’il me disait toujours le contraire.
Depuis cette annonce en mars, j’ai ressenti un grand soulagement hemdouliLlah  mais s’en est suivi d’autres angoisses.
Je n’ai jamais vécu seule, et là avec 3 enfants à charges Allahuma baarik ça me fait très peur et je crains qu’aucun autre ne m’acceptera dans cette situation, surtout que j’ai beaucoup de principes aujourd’hui et que je ne veux pas refaire la même erreur. Je ne savais pas que même si on est musulman tous les 2, sans étiquette particulière, il fallait aussi être compatible caractériellement. A l’époque je pensais que c’était naturel pour un muslim d’avoir de l’ambition quant à la pratique de sa foi.
Surtout que j’ai d’autres combats intérieurs qui m’empêche d’évoluer et qui, je suis sûr, seraient vaincus bi idhni Llah si j’avais un cadre aidant.
D’ailleurs c’est pour cela que j’ai mis du temps à vous écrire même si l’envie était très présente.
Je lutte constamment contre la proscratination qui entraine le désordre  ( je sais, suite à une de vos vidéos que c'est un des visages du démon). Ce qui entraîne chez moi colère et déprime, puis j'essaie de me relever. Mais à chaque fois que j’approche du but, je ressombre dans ce cercle vicieux car je ressens un poids qui m’empêche d’avancer. Je ne sais pas comment casser cette boucle démoralisatrice.
Là pour réussir à écrire ce message il m’a fallut des semaines où chaque jour je me disais et me voyait le faire, ainsi j’écrivais sur feuille comment structurer ma pensée et là je réussis enfin à écrire le message wal hemdouliLlah. Je croule sous les taches quotidiennes alors que ça parait tellement simple pour les autres. Personne ne me comprend et pense même que c’est volontaire.
J’ai vu dans une vidéo que vous proposez un accompagnement spirituel mais je ne sais pas si c’est en présentiel ou possiblement à distance ? même si pour moi je pense que ça sera beaucoup moins efficace que d’être sur place, mais j’ai besoin d’avancer surtout avant de me retrouver seule.
Aussi je n'ai pas trouvé de réponse à ma situation particulière donc je m'adresse à vous, peut être pourriez vous m'orienter incha Allah. Même si ça fait quasi un an qu’on vit en colocataire, on a décidé de se séparer qu’en mars mais il n’a pas encore prononcer le divorce. On a souhaité patienter pour faire passer des vacances sereines à nos enfants. On a déclaré notre intention à nos familles le mois dernier et nous allons commencer el hemdouliLlah les démarches civiles la fin de ce mois incha Allah. Je ne sais pas si c'est autorisé de faire ainsi. Est-ce valable de prononcer le divorce au moment où je trouve un logement pour laisser une transition en douceur pour mes enfants ou c’est considérer comme jouer avec la religion ?
Au delà de ma situation personnelle, se rajoute le climat actuel très angoissant pour l’avenir des musulmans ici. J'ai très peur d’affronter cette épreuve seule surtout que j’ai des choix de vie en marge de la société et que ces choix sont justement attaqués par les nouvelles mesures. J'aimerai beaucoup venir pour trouver des solutions sur comment faire pour maintenir mes choix et principes dans ce climat hostile à nos valeurs, car je crois qu'il serait préférable d'en discuter en réel wa Allah ou a'lem, je ferai donc mon possible pour venir avant la fin d'année incha Allah.
J'ai grande confiance en vous et bi idhni Llah, l'espoir de trouver l'aide et le soutien nécessaire pour m'en sortir incha Allah.
Qu'Allah vous protège de tout mal vous ainsi que tous les membres de Hayat et vous accorde la réussite fi dounya wal akheira.

Fi amani Llah !

Wa 3aleikoum salam, okhty al karima,

Votre lettre tombe à un moment où je me posais des questions à propos du concept de « l’âme sœur. » D’ailleurs, vous pouvez trouver une réflexion dans ce sens dans la dernière vidéo que j’ai posté sur ma chaîne Youtube à propos de Gog & Magog.

En effet, je suis arrivé à la conclusion que ce concept est mal compris dans la mesure où certaines situations non épanouissantes peuvent s’inscrire dans une application de ce concept.     

Malheureusement, beaucoup de gens pensent que la vie amoureuse ne vaut le coup d’être vécue que s’il y a une symbiose totale et un bonheur parfait résultant de l’alliance.

Dans ce sens, ils sont convaincus qu’à chaque âme existe son complémentaire unique à même de générer une symbiose et un bonheur totale.

C’est ce que le cinéma nous vend et hélas, très souvent, un fossé immense se trouve entre l’idéal et la réalité puisque la plupart des couples vivent, de nos jours, des moments de galère plutôt que des moments joyeux…

A bien regarder autour de nous, on voit beaucoup de couples qui ne vivent pas le bonheur absolu : doivent-ils pour autant se séparer ?

Le danger qui se trouve derrière une mauvaise compréhension de ce concept : c’est la naissance d’une frustration à même de pousser à retarder une alliance ou de mener à la séparation, surtout quand cette séparation résulte d’une idéalisation par comparaison…

La comparaison est, effectivement, un fléau, et c’est même une arme qu’utilise Satan pour arriver à une insatisfaction susceptible de rendre toxique une situation actuelle frustrante. C’est dans ce sens que la comparaison est interdite dans certaines circonstances car pouvant susciter de l’envie, à l’exemple de la comparaison d’un époux avec un homme étranger idéalisé ou d’une épouse avec une femme étrangère ou avec sa propre coépouse…

A la base, c’est le concept de la destinée qui devrait animer notre manière de concevoir une alliance car le destin peut justement générer des alliances incompatibles, pouvant par ailleurs découlées sur la naissance d’enfants.

Je pense qu’un enfant n’est le fruit d’une alliance qu’à l’endroit de la corporéité mais au niveau spirituel, l’âme ne s’engendre pas car elle est le fruit de l’acte créateur divin. Il est évident que le degré de compatibilité du couple peut jouer sur l’équilibre de l’enfant mais on peut regarder les choses de manière inversée, à savoir qu’il est possible que cela soit la nature d’une âme qui peut déteindre sur le comportement d’un parent aussi… Tout l’originalité de mon article réside là !

On pourrait écrire et dire beaucoup de choses sur ce sujet et d’ailleurs je suis loin d’avoir abordé la question selon tous les angles mais ce dont je suis sûr que c’est le dogme du destin doit produire en nous du contentement et c’est derrière le contentement que se trouve le bonheur pour les personnes qui aspirent à l’atteindre moyennant la voie spirituelle.

Et, le contentement implique d’extraire le meilleur d’une situation non spécialement épanouissante dans la forme, de sorte de connaître un bonheur de fond. C’est pourquoi, il est important de se pencher sur cette station spirituelle qui bien évidemment possède ses limites car on ne peut pas tolérer l’intolérable d’où la nécessité de dissocier les deux cas de figure :

-       Une vie de couple toxique
-       Une vie de couple frustrante      

C’est la première vie de couple qui peut éventuellement déboucher sur une séparation quand justement la toxicité n’est pas résolvable alors que la seconde devrait, quant à elle, se résoudre par une nouvelle conception de l’alliance, à même de générer une patience bénéfique.

J’irais encore plus loin, en disant, que notre nature peut connaître le bonheur par les deux extrêmes, à savoir :

-       Se mettre avec un identique
-       Se mettre avec un contraire  

En effet, certaines personnes se réalisent avec un contraire dans la mesure où l’unité des opposés peut justement générer une force, qui au passage peut être soit lumineuse soit ténébreuse, en fonction de la nature de la partie dominante, d’où le fait que certaines personnes se sentent attirées par leur contraire puisque ce qu’ils convoitent c’est la résultante de cette alliance des opposés, à savoir une énergie plus puissante proportionnelle à l’amplitude des contraires ! Mais ceci, c’est un autre débat…

Sinon, oui je compte faire des suivis même à distance car nous sommes sur le projet d’ouvrir un institut en ligne, d’ici quelques semaines incha Allah…

Qu’Allah vous oriente vers le meilleur choix !
Mahdy Ibn Salah
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