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Écrit par Mahdy Ibn Salah  •  Catégorie : Parents&enfants  •   •  Affichages : 366


Salam Ahlikoum, 

Je vous écris afin de refléter une ombre de témoignage mais surtout pour partager un immense mélange d'émotions.
Avant tout, un grand merci pour vos multiples et diverses réalisations pour la communauté musulmane (ma petite personne y compris): le soutien, " l'éducation ", le partage de connaissances...; et ce au quotidien.
Une reconnaissance particulière pour ce que j'ai parfaitement saisi aujourd'hui et que je m'applique à mettre en place, à ma façon, concernant les personnes toxiques.
Le choix des mots " à ma façon " est employé ici car la personne la plus toxique que je connaisse dans ce bas monde et que je vais brièvement évoquer est ma maman.
Grâce à vos sages discours libérateurs et emprunts de justice, j'arrive enfin à alléger mon être de cet étrange et injustifié sentiment de culpabilité, tout en continuant à entretenir ce lien sacré mais si nocif ; voire destructeur.
El hamdulilah, j'y vois de plus en plus clair quant aux machiavéliques manipulations dont j'ai été victime; et tout ça pourquoi ?
Pour nourrir une maladie, alimenter un mal, un mal-être profond, devenir le souffre douleur d'une âme en souffrance et servir ainsi de pansement pour un coeur en flamme.
En vain.
Vaines tentatives et puéril voire stupide espoir.
De toute évidence il s'agit ici d'une de mes épreuves de vie terrestre.
Même si je sens que je faiblis et que je peux être amené à lâcher prise, j'espère que Dieu me donnera la force nécessaire afin de continuer à batailler toutes formes d'injustice jusqu'au dernier souffle. La vie est rarement juste, probablement afin de nous permettre d'élever nos âmes..
Je réalise aujourd'hui que je suis une adulte bien fragilisé ; grâce à Dieu pas encore brisé.
Cette vie ici-bas me dépasse parfois, et je n'arrive toujours pas à trouver, prendre place.
Je pense que nous avons tous un destin, et mon destin à moi est de continuer à batailler et rester rebelle afin d'assurer ma survie.
Sans quoi je suis perdue, déjà que je me sais assez déboussolée et bien souvent confuse.
Allah m'a déjà sauvé plusieurs fois déjà (pour la petite et drôle d'anecdote la première fois c'était lorsque j'habitais le ventre de maman)
Ma maman, cet être humain à qui Dieu a donné le pouvoir (je m’interdis d'utiliser le mot chance) de donner la vie pour ensuite nier et bousiller ces mêmes vies..( frère et soeurs)
Car elle même niée (et mal-aimée) de son mari.
Son mari, mon père je l'aime très fort même si je sais qu'il fût bourreau... Et de surcroît n'est pas musulman (de naissance seulement mais nullement en pratique; et ce malgré avoir récemment frôlé la mort ). D'ailleurs cela fait du bien de l'écrire, afin de ne plus nier ou encore fantasmer et enjoliver ces biens tristes lourdes et graves réalités,  pour ne pas dire fatalités.
Aujourd'hui je réalise que mes maux et blocages proviennent de ceux qui m'ont donné la vie,  et je continue à batailler afin de bien faire mais surtout pour ne pas m'égarer.
En effet j'approche la quarantaine et je n'ai jamais eu l'envie de donner la vie,  pourquoi ?
Peut-être parce-que je suis là fille de ma maman et que je risquerai d'instrumentaliser ce que Dieu pourrait me confier à tort et à travers pour des fins personnels?
Je ne sais pas et j'espère que non car je suis " éduquée ", indépendante et affranchie (maman non).
Enfin, toutes ces confusions ne m'ont pas facilité l'accès au mariage,  je n'ai jamais été réellement féminine dans l'âme et connaissant que trop bien la gente féminine qui me répulse je me suis également forgé une carapace d'homme, sûrement aussi afin de palier à tous les manquements que papa n'a pas su assurer
D'ailleurs un psychologue occidental m'avait "diagnosticer " homosexuelle ( je dois reconnaître que cela a créé chez moi un waswas supplémentaire).
Mon salut se trouve auprès d'Allah et je continue d'avancer, à ma façon, afin de trouver le repos de l'âme et du coeur.
Bien cordialement,

Wa 3aleikoum salam, okhty al karima,

Écrire fait du bien, c’est même une excellente thérapie quand submergé par la pression, on trouve dans l’écriture l’exutoire idéal, celui qui nous libère de la négativité et non celui qui le renchérit !

J’espère que vous allez continuer à batailler, non pas batailler pour batailler, mais batailler pour cette fois-ci trouver une direction qui va compenser tout cet écart par rapport à l’épanouissement provoqué par votre incompréhension vis-à-vis du mécanisme qui faisait votre mal-être !

Pour se défendre contre un mal, il faut d’abord savoir le contempler, savoir lui donner forme, savoir le comprendre !

Cette étape, vous l’avez franchie dans la mesure où vous avez réussi à identifier vos bourreaux ! Et, il ne suffit pas d’être expert en psychologie pour comprendre la règle qui énonce que la grande majorité des problèmes mentaux ou des troubles comportementaux trouvent leur origine chez les parents !

La source donc de toute toxicité se situe dans le déphasage qu’il y a entre l’image que l’on se fait du bourreau et l’image réelle quand on se voile la face à son égard !

Dès que l’on commence à voir le bourreau à travers sa réalité, on commence à se délivrer et donc à guérir !

Mais la délivrance ne s’arrête pas là !

Il reste à rattraper le temps perdu, ce temps où le voilement de la face a généré justement un écart par rapport au bonheur !

C’est en compensant cet écart par des réparations que la thérapie devient complète ! Ceci afin de vous donner une feuille de route !

Vous n’êtes plus seule, vous avez compris, agissez ! Le bonheur est à portée de mains…

Qu’Allah vous accompagne
Mahdy Ibn Salah
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