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Écrit par Mahdy Ibn Salah  •  Catégorie : Psychologie  •   •  Affichages : 834


  • Introduction sur l’originalité de la thérapie en ses 5 principaux concepts:  
  • - La sagesse de la souffrance
La souffrance est une notion fondamentale car toute thérapie débute à partir d’elle. En effet, personne ne peut échapper à la souffrance quand nous sommes affectés par des épreuves. La thérapie musulmane axe donc sur l’importance de faire la part des choses entre les deux voies qui peuvent découler d’une épreuve, à savoir : la voie de l’humilité et de la remise en question car tous les malheurs qui nous atteint ne peuvent provenir que de ce que nos mains ont accomplis comme le souligne le Coran, et la voie de la rébellion par laquelle, on se dresse contre Allah ou contre le destin. Et c’est justement quand nous n’acceptons pas l’épreuve que nous risquons de nourrir une mauvaise image d’Allah jusqu’à ce que le diable se présente à nous immédiatement et nous propose un PACTE !
  • - La notion de pacte
La notion de pacte est une notion qui nécessite un indispensable éclaircissement car malheureusement beaucoup la limite et ne comprennent pas le fait qu’ils peuvent pactiser inconsciemment. Le pacte est une alliance conclue qui implique « donnant donnant ». Or, en ce qui concerne le pacte conclu avec le diable, il implique le sacrifice de la religion moyennant un acte, et ce, en échange de l’usage du corps de ce dernier comme réceptacle par le démon pour répandre ses ténèbres sur terre, et entre les hommes. Il existe donc des pactes directs à l’exemple de celui des sorciers qui blasphèment pour se payer les services de démons dans la réalisation de missions maléfiques, et il existe aussi des pactes indirects ou inconscients ou l’individu se rend complice du diable en vue de s’assurer l’augmentation d’un certain pouvoir maléfique en retour à l’exemple de ceux qui se pensent « voyant ou capable d’anticiper l’avenir» mais qui ne font, en réalité, que provoquer des malheurs par leur mauvais œil, de sorte que plus les malheurs anticipés se confirment plus ils se pensent particuliers et élus ! A l’exemple de ces autres qui mettent leur charme au service de la manipulation, et ce, pour nourrir une belle image d’eux-mêmes, et ce, jusqu’à perdre le contrôle des mouvements de leur propre corps qui appartiendra consécutivement plus au diable qu’à leur propre personne ! La notion de pacte va donc de pair avec la notion d’élitisme car, en effet, une fois que l’individu se dresse contre Allah, Satan se présente immédiatement à lui en nourrissant son amour propre par l’entremise d’arnaques axés autour de la flatterie comme le fait de lui faire croire qu’il communique avec des anges et qu’il est singulier ou élu alors qu’il n’en est rien !      
  • - Le Qarin et les rapports de proportion
Le Qarin est une créature dont la croyance en elle est indispensable, si l’on tient à comprendre les problèmes relationnels, les schémas répétitifs et la notion de siamoiserie. En effet, nous avons tous un Qarin parmi les démons et les anges, et il existe, par conséquent, un rapport de proportion entre notre faiblesse et notre malheur d’un côté, et la force et le bonheur de notre Qarin démoniaque de l’autre côté, d’où la nécessité de mettre en relief la règle qui énonce que la victoire d’un ennemi n’est que la conséquence d’un manquement de notre part, que ce dernier soit un acte c’est-à-dire un péché, ou une relation toxique vis-à-vis de laquelle on se voile la face. En outre, il existe des cas particuliers où l’individu connait une sorte de fusion entre son Qarin et son âme de sorte qu’ils puissent percevoir les pulsions du Qarin comme étant ses propres pulsions jusqu’à provoquer parfois un trouble mental quand il ne se reconnait pas dans ces pulsions. Il y a donc un grand danger à l’identification qui implique, soulignons-le, une victoire démoniaque. On parle donc ici de siamoiserie qui peut exister à l’échelle individuelle comme à l’échelle relationnelle quand il existe un seul Qarin pour deux individus différents. Ce concept est d’une importance capitale si l’on tient à comprendre une situation particulière afin de se donner les moyens de la résoudre car une thérapie est impossible sans la connaissance exacte des différents éléments d’une problématique en présence, d’où la nécessité de mettre en place un système de concepts à partir duquel les problèmes inclus, en son sein, deviennent résolvables grâce au tout.    
  • - Les effets à distance des connexions mentales 
Le corps humain possède plusieurs systèmes dont le système hormonal. Et, il existe une intersection entre le mental et le physique moyennant ce dit système. Ainsi, les pensées profondes et focalisatrices peuvent déteindre sur des personnes à distance, à l’exemple de la haine, de l’angoisse ou de la passion jusqu’à générer un effet sur le corps de réception. Il n’est pas donné à tout le monde de générer une pensée focalisatrice, et d’ordinaire, c’est le statut de mère vis-à-vis de ses enfants ou les situations qui nous donnent les moyens de produire une pensée focalisante comme le danger, ou l’inquiétude par exemple. Or, les personnes dont l’âme est abimée par de lourdes souffrances durant l’enfance ou les êtres ayant pactisés avec le diable sont capables de produire des pensées extrêmement focalisantes, et ce, sur commande jusqu’à devenir des armes convoitées par le diable dans le but de faire régner le pouvoir du mauvais œil !    
  • - Le pouvoir thérapeutique de la douleur
Il existe une loi qui énonce que la difficulté à remonter une pente est proportionnelle à l’insouciance de s’être laissé aller, d’où la nécessité de veiller à ne pas se mettre en situation de fournir un effort tellement important pour nous en sortir, qu’il puisse nous freiner dans notre volonté et notre détermination à atteindre la délivrance. Dans le prolongement, l’exercice de certaines pressions physiques moyennant la roqya est une excellente voie pour éradiquer un démon qui d’ordinaire s’installe durablement dans le corps moyennant les plaisirs illicites. Ainsi, notre rapport à la douleur est une excellente manière de profiler notre niveau spirituel. Ainsi, la voie de la délivrance et de la guérison passe par le chemin inverse, celui qui a nourrit l’énergie maléfique. Si c’est par la manipulation, alors la thérapie passe par un démasquage, si c’est par une addiction alors la thérapie passe par un sevrage, si c’est par un environnement alors la thérapie passe par un éloignement, si c’est par une relation alors la thérapie passe par une rupture. En somme, la voie du remède implique de se soigner par les flammes de la repentance et du regret.    
  • Les différentes disciplines de la thérapie musulmane sont au nombre de 5:
  • - La psychologie musulmane
La psychologie musulmane est une discipline nouvelle qui aborde les problèmes mentaux et comportementaux à travers l’angle des sources scripturaires, à savoir le Coran et la Sunna, comme la croyance aux djinns, au mauvais œil, et à la possession. Ainsi, selon la psychologie musulmane les mécanismes comportements reposent sur des lois et des règles totalement différentes de celle de la psychologie occidentale d’où la nécessité d’opérer avec elle : une distinction radicale même si parfois quelques termes techniques peuvent  être communs car la proposition d’un remède dépend effectivement de l’approche du problème, et dans ce sens, la psychologie musulmane s’oppose farouchement à la psychiatrie occidentale qui promeut le traitement médicamenteux pour canaliser une énergie négative tout en ne se souciant guère des dommages collatéraux de ce dernier, à savoir la perte de la vivacité, de la motricité et la création d’une dépendance à des drogues et surtout la lourde charge de l’entourage à gérer une personne qui n’est plus autonome.   
  • - Le profilage
Le profilage est une discipline dont la vocation est de s’intéresser aux comportements de sorte de tisser un profil en fonction des constantes susceptibles de les particulariser. Le profilage se concentre essentiellement sur les troubles de la personnalité, et il en existe trois de base, à savoir : le borderline, le bipolaire et le sociopathe. Le sociopathe qui résulte d’ordinaire d’une malédiction amputant l’individu de sa capacité à se remettre en question, est à la base de tous les profils les plus ténébreux comme : l’érotomane, le psychopathe ou le pervers narcissique.    
  • - Les sciences religieuses
La maitrise des fondamentaux des sciences religieuses est nécessaire à l’exercice de la thérapie musulmane comme la spiritualité, la croyance et la jurisprudence musulmane car l’emprise démoniaque résulte souvent du délaissement ou de la négation de la religion. D’autant plus qu’il existe des maladies qui relèvent de la spiritualité comme les maladies du cœur et qui peuvent jouer sur le profil comportemental ou la psychologie à l’exemple de l’orgueil ou de la jalousie.   
  • - La médecine des relations
La médecine des relations s’intéresse essentiellement, quant à elle, aux problèmes relationnels, que ces derniers relèvent du couple ou du rapport parent-enfant. La thérapie musulmane promeut, et il important de le souligner la nécessité de rompre un lien toxique même si ce dernier relève d’une liaison sacrée surtout quand cette toxicité franchit le degré de l’intolérable quand justement l’équilibre du parent se construit sur la base de la provocation d’un déséquilibre susceptible de mener à la perte spirituelle, voire physique de l’enfant ! En outre, cette discipline a pour vocation de réconcilier des partis en conflit dont le dialogue est impossible.   
  • - Le coaching 
Enfin, la cinquième discipline de la thérapie musulmane est le coaching c’est-à-dire l’accompagnement à même d’apporter le cadre stabilisant. C’est l’une, si ce n’est, la plus importante des disciplines car les thérapies ponctuelles peuvent s’avérer efficace relativement au profil du patient dans sa capacité à mettre en œuvre les conseils thérapeutiques. Or, il existe des profils qui sont incapables de s’en sortir seuls, ou sans cadre, et ce, même en connaissant la voie du salut et de la délivrance. D’où la nécessité de mettre en évidence cette discipline qui manque cruellement de moyens car ne pouvant se développer sans une structuration et une participation financière compte tenu de l’importance de l’investissement en temps qu’il réclame.    
  • Les étapes d’une thérapie sont au nombre de 5:
  • - La phase diagnostic
La phase diagnostic comprend la présentation du patient, l’écoute de sa motivation à vouloir faire une thérapie et l’analyse des symptômes en vue de déterminer et de cibler la problématique. Le ciblage de la problématique est indispensable à l’avancement car nous ne pourrons pas proposer une voie de défense ou d’attaque du problème sans l’action de donner forme à l’adversaire.
  • - La détermination de la faille
La seconde étape est la détermination de la faille susceptible de comprendre la naissance et le développement du problème ou de la maladie. En effet, il existe pour chaque maladie toujours : une cause initiale et une cause d’entretien. Le but est de responsabiliser le patient dans ses forfaits, ses péchés ou ses manquements à l’origine du développement de son malheur.
  • - La proposition d’un remède
La troisième étape consiste à proposer un remède en conseils relativement à la faille car le remède implique de colmater les failles à l’origine de l’entrée du flux ténébreux provocateur de la problématique, ce qui nécessite parfois l’agissement inverse à l’action corruptive. Il existe, par conséquent, deux types de remède, à savoir un remède qui s’attaque à la cause initiale et un autre à la cause d’entretien et qui peut agir sur les symptômes sans régler le problème à la source, à l’instar des problèmes résultants de traumatismes liés à l’enfance.
  • - L’expérimentation d’une roqya
Enfin, la quatrième étape comprend la roqya, bien qu’une roqya s’avèrera indubitablement inefficace, si les failles ne sont pas colmatées au préalable d’où le fait que dans la plupart des cas, la roqya est plus un outil de profilage qu’un outil thérapeutique puisqu’elle nous permet de jauger le caractère dominant ou pas du Qarin.
  • - La proposition d’un accompagnement
Pour finir, et ce, en fonction des capacités de la structure thérapeutique, il est indispensable de proposer un accompagnement afin de s’assurer de la mise en œuvre des remèdes de sorte de ne pas perdre les acquis de la thérapie car très souvent le retour dans le milieu toxique engendre simultanément un marche arrière au niveau de la santé.
  • Les différentes maladies concernées par la thérapie musulmane
  • - Les maux occultes
A savoir, les possessions résultantes de la domination du Qarin ou de djinns sur l’individu suite à un ensorcellement, à des péchés, un pacte ou à du mauvais œil.
  • - Les maladies mentales
A l’exemple des traumatismes, de la paranoïa, de la schizophrénie, la psychose où l’individu entre en relation avec le monde occulte par la voie de la lecture symbolique des choses. En outre, rentrent dans la catégorie des maladies mentales tous les troubles comportementaux résultant d’un déséquilibre de la pensée, à l’exemple des phobies.  
  • - Les maladies spirituelles-comportementales
Comme la perversité narcissique, l’érotomanie ou la psychopathie qui impliquent un usage du corps par le démon consécutivement à une alliance respectivement par la voie de la tromperie, de l’amour tyrannique ou de la peur.   
  • - Les maladies relationnelles
A savoir les maladies consécutives de liaisons toxiques (par la voie de l’émotion ou de la pensée focalisatrice) comme les états subis, à l’instar de la dépression ou de l’angoisse irrationnelle dont le siège serait, par déduction, un autre corps, les maladies auto-immunes ou psychosomatiques comme l’eczéma, la fibromyalgie, la fatigue chronique, ou la narcolepsie. 
  • - Les problèmes relationnels
Et enfin, les problèmes relationnels qui impliquent la naissance de toxicité contagieuse comme les conflits de couple et leurs effets périlleux sur les enfants à l’exemple du fléau de l’aliénation parentale. En outre, nous pouvons inclure dans cette catégorie tous les litiges qui ne peuvent se résoudre qu’avec sincérité, et ce, par l’entremise d’un arbitrage sage et neutre.   
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