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Écrit par Mahdy Ibn Salah  •  Catégorie : Roqya  •   •  Affichages : 2998

Salam aleykom.


Une sœur m'a dit que la façon dont vous pratiquez la roqya n'a aucun rapport avec la sunna et qu'il vous est interdit de toucher les sœurs, que la roqya se fait sans. Elle a demandé à des shouyoukh et s'est renseignée et ces derniers ont dit que la façon dont vous la faite n'est pas la bonne. Que ce n'est pas normal aussi que le frère puisse communiquer avec les djinn et les "absorber", qu'il faut avoir signer un pacte avec eux pour que cela soit possible. Tu en réponds quoi ??

 

wa ahléikoum salam, 


Je réponds et note que les chouyoukh de cette soeur ne sont pas compétents sur la question de la roqya et qu’ils commentent beaucoup d'erreurs, en si peu de lignes:

 

  • Il n'y a pas de manière définie par le prophète pour pratiquer la roqya selon un hadith rapporté par Moslim qui énonce que le prophète laissa une femme de son temps pratiquée la roqya en lui accordant une liberté d'action tant qu'elle ne faisait pas de chirk ! La religion musulmane n’a donc pas tout codifié et une liberté est accordé pour les domaines de la vie mondaine comme la médecine par exemple…
  • Ainsi, la roqya est de l'ordre du médical comme l’atteste les gens clairvoyants. Notre méthode permet la localisation physique du démon. Prétendre que le Coran a été descendu pour soigner les possédés et que la simple lecture suffit pour extraire les démons est une faute  méthodologique qui n’est pas confirmée d’ailleurs par la pratique de notre prophète et qui ne portera pas toujours ses fruits! Je signale que la lecture dans l’eau est une bonne innovation d’Ibn Qayoum et que le prophète n’a jamais réalisé cette pratique de son vivant ! Allons-nous traité ce grand homme d’innovateur ? Et quand bien même il y aurait guérison par le coran, ce n’est pas le texte qui guérit mais notre croyance en la véracité de son contenu ! Un raqy qui récite le coran en entier sur son patient risque de se fatiguer sans que celui-ci ne guérisse ! De la même manière qu’une invocation de forme n’implique pas nécessairement l’exaucement et qu’il faut joindre à la demande : la certitude de la délivrance. A partir de là, nous pouvons soigner des malades sans le coran, et ce, quand nous sommes convaincus de la toute puissance divine et que par cette conviction les démons ne résistent  pas, à la condition bien évidemment que le patient ait confiance en son thérapeute et que celui-ci soit sincère de sorte que se réalise un forme de tawasoul par la foi, la lumière et l’invocation. Il en va de même de celui qui ignorant par lui-même apprend par un autre. Il réalise ainsi une sorte de tawasoul c’est-à-dire d’accession à un état d’amélioration spirituelle moyennant une personne étrangère et meilleure. C’est ainsi que cela fonctionne dans la vie ! Quand nous pratiquons la roqya, nous misons, par conséquent, sur Allah et la force qu’il nous a accordé pour terrasser des diables que nos patients ne peuvent vaincre par eux même, mais nous veillons par la suite à les rendre indépendants comme c’est le cas pour le prédicateur et l’égaré sauf que nous agissons directement sur les démons tandis que l’enseignant agit, quant à lui, indirectement moyennant son savoir et ses conseils.
  • Il ne faut, par déduction, pas aller voir des chouyoukh mais des gens de compétence, d'expérimentation et d'efficacité en ce qui concerne le domaine de la roqya. Il est déplorable que de nos jours les gens reviennent en tout point aux savants même pour savoir s’ils doivent ouvrir la fenêtre le soir! Cela ne fait pas partie de la religion musulmane que de se dépouiller de notre intelligence pour laisser une autre personne penser à notre place ! Nous avons tous le devoir d’avoir un esprit critique et de ne suivre personne aveuglement ! Or, la tendance salafi prône un retour exagéré aux savants et je condamne avec ferveur l’élévation des savants quand cette élévation s’opère par le rabaissement du Livre et de la Sunna puisque c’est judaïser l’islam que d’agir ainsi car les juifs ont justement été maudit pour avoir préféré suivre leurs rabbins plutôt que les prophètes et les textes divins ! 
  • Toute personne peut communiquer avec des djinns du moment qu'elle se concentre et maitrise l'invisible et prétendre à un pacte quand une personne arrive à faire la part des choses des idées qui lui parviennent est un signe d'une ignorance flagrante se rapprochant même de la fausse accusation car des compagnons parvenaient à communiquer avec des djinns et selon Ibn Taymiyya, il est même permis de s'unir avec eux dans un travail de bienfaisance commun tant qu’ils sont croyants en prenant l'exemple de Souliman (je te renvoie à mon livre sur le monde des djinns). Et un verset du coran souligne : « Et Nous leur avons destiné des compagnons inséparables (parmi les démons) qui leur enjolive ce qui était devant et derrière eux.16 Cet enjolivement est une communication, c’est-à-dire une forme de déformation de la réalité par laquelle le djinn oriente et communique ses volontés. Il a été rapporté qu'Abou Hourayra a dit: «Un démon accompagnateur d'un croyant rencontra un démon d'un incroyant. Ce dernier était bien huilé, gras et bien habillé, quant à celui du croyant, il était maigre, hirsute, poussiéreux et nu. Le démon de l'incroyant lui dit: - Pourquoi es-tu si maigre? - Je suis avec un homme qui, quand il veut s'habiller, il évoque Allah, je demeure alors nu. Quand il veut appliquer de l'huile sur ses cheveux, il évoque Allah, je demeure hirsute. Le démon du l'incroyant lui dit: - Je suis avec un homme qui ne fais rien de tout cela, ce qui fait que je partage avec lui sa nourriture, sa boisson et ses habits. » Le prophète me dit: « Ne dis pas: « renversé soit Satan » car quand tu le dis, il se sent grand et puissant et dit: « Je l'ai terrassé par ma force. » Mais quand tu dis: « Au nom d'Allah », il se voit rétrécir jusqu'à devenir plus petit qu'un mouche.»19Cette tradition révèle que notre monde est un support pour la vie les djinns. Nous avons donc tous des djinns autour de nous et l’interaction d’avec ces djinns s’opère par la pensée. Ainsi, tu diras à cette sœur que lorsqu’elle parle seule dans un monologue elle réalise en réalité un dialogue avec une créature informe qu’est le djinn ! Or, le problème des gens actuellement et qu’ils n’arrivent pas à rendre la forme aux créatures environnantes que sont les djinns moyennant la pensée, et ce, en raison de leur manque de spiritualité et de force mentale ! Dis aussi, à cette sœur quand lorsqu’elle rêve et parle avec des créatures dans son sommeil, elle entre aussi en communication avec des djinns ! Pourtant je ne dirais pas d’elle qu’elle a conclu un pacte malgré que je sais qu’elle peut entrer en communication avec des djinns. Ce n’est que l’ignorance la plus crasse qui pousse à conclure que celui qui arrive à sentir les créatures invisibles a pactisé nécessairement avec le diable ! Quel rapport y a-t-il entre la perception et le pacte ? Que dis-je ! C’est même une opposition évidente avec les textes du Coran et de la Sunna ! Il existe, ma sœur fillah, un sixième sens que j’enseigne à mes élèves, c’est la perception clairvoyante ou la « firassa» par laquelle nous percevons des gens ce que d’ordinaire nous ne voyons pas. Et les meilleurs des hommes étaient dotés de cette qualité par laquelle ils lisaient dans la forme : le fond !

 

 

 

Wa bilahi ta’ala taoufiq

Mahdy Ibn Salah

 

 

 



voilà, fi amani lah

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