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Écrit par Mahdy Ibn Salah  •  Catégorie : Maladie du coeur  •   •  Affichages : 2221

 

Salamou alikoum mon frère,

 

Je m'excuse de vous écrire une seconde lettre annexe a celle d'hier mais en me relisant j'ai constate avoir omis certaines questions qui ne cesse de revenir et pour lesquelles je n'ai pas trouve de réponse qui me rassure. Cela fait des années que je lutte très sincèrement contre ma maladie cela fait des années aussi que je vis bcp de symptômes très éprouvant et fatiguant. Je me demande comment rester ferme sur cette voie avec l'intensité de mes symptômes quand on ne dort pas voir peu pendant des moi voir des années ou encore quand on vit une incontinence comme la mienne qui n'est pas organique par rapport a laquelle j ai essaye plusieurs solutions. Je ne sens avoir de plaisirs dans aucune chose de la vie ni même dans ma pratique même si j essaye tant bien que même de tenir le coup. A force d'avoir endure mes symptômes, d'avoir lutte sincèrement et de ne pas avoir connu de soulagement mon psychique a fini par associer la religion a ce que je vis comme état de souffrance interne alors que bien avant la maladie tout était le contraire de ce que je vis. Bien qu'avoir lutte, je n'ai jamais réellement ressenti le bout du tunnel ou l'avoir imagine, je ne vois plus comment m'en sortir. Ce qui m'attriste le plus c'est que rien ne me donne espoir ou gout a la vie je fais les choses par devoir et je ne ressens plus les choses ni comme avant ni comme les gens. Cette maladie m'a pousse a faire un nombre de pécher sous la faiblesse le laisser aller parfois le dépassement voir même la fuite de ma souffrance parce que bien que je lutte je vois certes un changement tres lent a la surface mais je n'ai jamais décèle un véritable retour a ma nature ou a ce que je suis. Aujourd'hui je continu le combat en étant abattu ne sachant plus que faire souffrant de la non compréhension des proches de la mienne parfois quant a comment lutter contre mes symptômes qui me dépassent Sachant que surement mon problème vient de moi je reconnais probablement que j'ai une complicité démoniaque. Vous allez peut être me juger pour ca mais très sincèrement je ne sais pas comment me défaire de tout ca. Je sens que rien ne va en moi mais je ne décèle plus la limite du normal et de l anormal dans ce que je suis devenu, je ne ressens plus la limite de ce que j étais à savoir ma veritable nature. Ce que je constate c'est que pour avoir recherche pdt les années de ma maladie dans le domaine occulte et de la rouqia j'ai appris ce que je devais faire et je le prends comme un repentir sincère plutôt qu'un traitement le problème c'est que je réalise que je ne suis jamais arrivée a appliquer exactement ce que j'était sensée faire a cause de mes symptômes et surtout parce que je me sens désespérée j essaye de contourner mes obstacles j arrive a les diminuer avec bcp d effort et de patience qui me coutent des années pendant lesquelles je finis par m écrouler. Ma vie est organisée autour de mes symptômes, je ne peux plus faire ni de sport ni d activités j ai du arrête mes études car c était quasiment impossible a gérer ma vie ressemble a rien de normal et a voir les années qui passent en étant je dirai menottée a mes incapacités je sais plus comment m y prendre. Je m excuse de cette lettre mais sincèrement même en lisant le vécu des gens malades j ai l’impression de n'avoir jamais connu quelqu'un comme moi. Je vois les gens souffrir certes mais vivre leur vie tout de même et ne pas cultiver l’anormal en soi. J’ai tellement passe de temps dans cet anormal que c est devenu ma référence ayant perdu tous mes repères.  Est-ce possible d’être aussi faible?

 

Wa ahleikoum salam,

 

Tout est possible ma sœur ! Vous reconnaissez, en vous, une complicité démoniaque, vous n’avez donc pas le droit de vous plaindre car votre propre malheur est surement le fruit de ce que vos propres mains ont accompli.


Je note aussi que votre méconnaissance de la souffrance vous pousse à succomber aux pièges du démon qui aspire, au moyen de votre douleur, à vous pousser à vous réfugier constamment dans le péché !

 

Faites attention car vous rentrez dans un processus d’autodestruction dont la seule responsable sera finalement vous !

 

 En effet, quand perdurent les symptômes de la maladie malgré le respect du traitement, c’est que de trois choses l’une :

  • -         Ou bien, il n’y a pas un respect  rigoureux du traitement
  • -         Ou bien, Allah a prédestiné, pour votre bien, votre perpétuelle maladie
  • -         Ou bien, le traitement est incomplet et il y a entretien d’une faille, parallèlement, souvent doctrinale qui interdit la guérison

 

Généralement, les personnes qui souffrent de douleurs physiques même après la roqya, nouent des complicités flagrantes avec leurs propres démons, d’ordre doctrinal comme le désespoir ou le vice ! Un désespoir tel qu’ils sont près à frapper à toutes les portes pour s’en sortir, même celles des marabouts d’ailleurs ! C’est pourquoi je vous invite à prendre conscience du sens de votre douleur afin de vous en sortir car il existe deux explications concernant votre incapacité !

 

  • -         Ou bien, Allah vous éprouve pour vous améliorer
  • -         Ou bien, Allah vous châtie pour vous engouffrer

 

Pour pourvoir distinguer entre ces deux épreuves : celle qui est positive et celle qui est négative, il est important de se concentrer sur l’attitude qui accompagne l’éprouvé au moment de son épreuve : s’il prend conscience de ses laideurs et se réforme alors c’est une épreuve positive, tandis que s’il s’engouffre et souffre davantage, sans voir la fin du tunnel alors c’est une épreuve certainement négative dont l’objectif est la punition comme ceux qui enchaînés par une passion se vident et se consument à se dépenser pour une chose qui grandit certes à l’extérieur, mais en les détruisant de l’intérieur !

 

En réalité, dans les deux cas de figure, l’épreuve est une punition sauf que dans le premier cas elle possède une volonté pédagogique et dans le second une volonté d’engouffrer. En effet, certaines personnes ne méritent pas la guérison parce que justement soit ils désespèrent, soit ils se mettent en colère contre Allah des conséquences de l’accentuation de l’égocentrisme consécutivement à la souffrance, soit ils nouent une complicité avec leurs diables contre la foi et les croyants par les péchés capitaux et l’hypocrisie, soit ils ne veulent pas se battre, tout simplement, en luttant contre la douleur et en calfeutrant leurs failles ! Et généralement, on les reconnaît au fait que leurs plaintes vis-à-vis de leurs problèmes sans issus accentuent leurs propres maux, voire provoquent un malaise chez ceux qui les écoutent !

 

Celui qui ne veut pas réellement s’en sortir

Ne mérite pas, en réalité, d’être écouté

Car écouter la plainte du désespéré,

C’est faire plaisir à son diable qui veut, en nous, s’introduire

 

Lutter contre la douleur, en l’acceptant est un signe de bonne volonté tandis que généralement ceux qui la refusent absolument témoignent de leur hypocrisie dans leur volonté à vouloir s’en sortir ! Et, il est vrai que l’on ne peut rien faire avec ce type de personnes et souvent quand ils nous consultent, ils ne cherchent, après thérapie, qu’à nous attaquer aux moyens de critiques sataniques !

 

En final, sachez que notre prophète a dit : « Allah n’a pas fait descendre une maladie sans faire descendre avec son remède. »[1] Donc, soyez convaincue que toute maladie se soigne ! Je ne connais pas, pour ma part, de cas insoignables, même les maladies incurables sont soignables par la croyance au bienfait de l’épreuve, de sorte que jamais le musulman ne peut connaître, en réalité, de souffrance intérieur constante car il est vrai que :

 

Dans la douleur du corps

Peut résider un immense bienfait

Si derrière elle, le cœur devient fort

Et qu’ensuite par sa foi, tout le malheur intérieur disparaît

 

En conclusion,

Vous avez besoin d’un accompagnement spirituel, bien plus qu’une roqya !

 

Mahdy Ibn Salah

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 



[1] Moslim

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